
Les services ferroviaires à travers l’Italie ont été paralysés entre 3h00 le 11 juin et 2h00 le 12 juin, après que les syndicats de base Cub Trasporti et SGB ont refusé de rejoindre une trêve de dernière minute acceptée par les fédérations principales. Cette grève de 23 heures a touché Trenitalia, Italo, Trenord et leurs filiales régionales, entraînant l’annulation de centaines de départs Intercity et Frecciarossa, ainsi que la suspension des liaisons Leonardo Express entre l’aéroport de Rome-Fiumicino et la gare Termini. Bien que la loi italienne oblige les opérateurs à garantir un service minimum aux heures de pointe (6h00-9h00 et 18h00-21h00), de nombreux trains longue distance ont tout simplement été supprimés, tandis que d’autres ont été remplacés par des bus, allongeant considérablement les trajets pour les voyageurs d’affaires avec des correspondances aériennes serrées. RFI, la société d’infrastructure ferroviaire, a émis des alertes en temps réel, prévenant que les retards résiduels pourraient se prolonger jusqu’au vendredi matin, le temps que le matériel roulant et les équipes soient repositionnés.
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Cette grève est le dernier épisode d’un bras de fer dans les négociations autour d’une nouvelle convention collective nationale. Les syndicats accusent le gouvernement de morceler les appels d’offres publics en plusieurs lots, ce qui, selon eux, affaiblit la protection des travailleurs et les normes de sécurité. Le ministre délégué aux Transports, Edoardo Rixi, a montré une certaine ouverture à revoir ce modèle lors d’une réunion d’urgence, sans toutefois réussir à empêcher la protestation. Les responsables des voyages d’affaires ont réagi en basculant le personnel vers des vols domestiques le jour même et en mutualisant les taxis vers Fiumicino et Malpensa, mais la capacité était limitée et les tarifs ont flambé jusqu’à +45 % sur les axes principaux, selon les données du chapitre italien de la GBTA. Trenitalia a rappelé que les billets non utilisés peuvent être remboursés intégralement ou reprogrammés dans la semaine, mais de nombreux voyageurs de PME ignoraient la procédure électronique et ont dû faire la queue aux guichets. À l’avenir, d’autres arrêts de 24 heures sont prévus les 27 juin et 15 juillet si les négociations échouent. Les entreprises avec des collaborateurs en rotation ou des cargaisons sensibles dans les pôles industriels du nord sont donc invitées à prévoir des alternatives routières ou aériennes et à intégrer des clauses de force majeure dans leurs contrats fournisseurs.
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