
Le Département du Travail de Hong Kong a lancé une réforme majeure de son Programme amélioré de main-d'œuvre supplémentaire (ESLS) le 16 juin, introduisant un mécanisme d'approbation en deux niveaux qui resserre immédiatement le ratio entre main-d'œuvre locale et importée dans le secteur de la restauration, passant de 2:1 à 3:1. Cette modification, publiée après plusieurs mois de consultations avec l'industrie, oblige désormais les employeurs à prouver qu’ils emploient trois salariés locaux à temps plein pour chaque travailleur étranger recruté dans les postes de cuisine et de service concernés.
Le « Niveau 1 » concerne les postes hautement qualifiés ou spécialisés, dont les demandes continueront d’être traitées en environ quatre semaines, à condition que les employeurs fassent une publicité locale et respectent le ratio initial de 2:1. Le « Niveau 2 » s’applique aux postes courants tels que serveurs, cuisiniers débutants et caissiers. Ces postes sont désormais soumis au ratio plus strict de 3:1 et à une période de recrutement local de six semaines, durant laquelle les employeurs doivent participer à au moins deux salons de l’emploi organisés par le gouvernement.
Les autorités expliquent que ce système gradué offre une certaine flexibilité tout en renforçant le principe du « local d’abord ». Les implications pratiques pour les entreprises sont importantes: une chaîne de restaurants de taille moyenne souhaitant embaucher huit travailleurs étrangers devra démontrer qu’elle emploie déjà 24 salariés locaux dans le même service. Le Département du Travail a également doublé le plafond déductible des frais d’hébergement, passant de 10 % à 20 % des salaires, afin de compenser en partie les coûts de logement plus élevés pour les employeurs.
Les sanctions en cas de non-respect ont été durcies: les entreprises coupables de plusieurs infractions peuvent être exclues du programme jusqu’à cinq ans, et leurs noms seront publiés en ligne. Pour les groupes hôteliers multinationales, ces nouvelles règles impliquent des ajustements budgétaires et des révisions des calendriers pour leurs projets d’expansion à l’automne. Les spécialistes de la mobilité internationale précisent que les employés en transfert intra-entreprise ne seront pas comptabilisés dans le plafond ESLS, contrairement aux contractuels et aux recrutements via agences.
Les entreprises réévaluent donc leurs modèles de répartition des effectifs, augmentent leurs investissements dans la formation locale et accélèrent l’automatisation des tâches peu qualifiées. Par ailleurs, le Conseil du Tourisme se montre prudemment optimiste quant à la préservation de la qualité du service, les restaurants associant désormais des chefs maîtres importés à un plus grand nombre d’apprentis locaux.
Les défenseurs des travailleurs saluent ce durcissement du ratio comme une protection attendue des Hongkongais dans un secteur où le sous-emploi persiste malgré la reprise post-pandémique. Cependant, les fédérations professionnelles mettent en garde contre les pénuries chroniques, notamment de chefs spécialisés, qui pourraient freiner la relance de Hong Kong en tant que capitale culinaire et centre MICE (réunions, incentives, conférences et expositions) de l’Asie.
Le gouvernement s’est engagé à suivre les données sur les postes vacants et les salaires au cours des 12 prochains mois avant de décider d’étendre ou non les restrictions du Niveau 2 aux secteurs du commerce de détail et de la sécurité.
Le « Niveau 1 » concerne les postes hautement qualifiés ou spécialisés, dont les demandes continueront d’être traitées en environ quatre semaines, à condition que les employeurs fassent une publicité locale et respectent le ratio initial de 2:1. Le « Niveau 2 » s’applique aux postes courants tels que serveurs, cuisiniers débutants et caissiers. Ces postes sont désormais soumis au ratio plus strict de 3:1 et à une période de recrutement local de six semaines, durant laquelle les employeurs doivent participer à au moins deux salons de l’emploi organisés par le gouvernement.
Les autorités expliquent que ce système gradué offre une certaine flexibilité tout en renforçant le principe du « local d’abord ». Les implications pratiques pour les entreprises sont importantes: une chaîne de restaurants de taille moyenne souhaitant embaucher huit travailleurs étrangers devra démontrer qu’elle emploie déjà 24 salariés locaux dans le même service. Le Département du Travail a également doublé le plafond déductible des frais d’hébergement, passant de 10 % à 20 % des salaires, afin de compenser en partie les coûts de logement plus élevés pour les employeurs.
Les sanctions en cas de non-respect ont été durcies: les entreprises coupables de plusieurs infractions peuvent être exclues du programme jusqu’à cinq ans, et leurs noms seront publiés en ligne. Pour les groupes hôteliers multinationales, ces nouvelles règles impliquent des ajustements budgétaires et des révisions des calendriers pour leurs projets d’expansion à l’automne. Les spécialistes de la mobilité internationale précisent que les employés en transfert intra-entreprise ne seront pas comptabilisés dans le plafond ESLS, contrairement aux contractuels et aux recrutements via agences.
Les entreprises réévaluent donc leurs modèles de répartition des effectifs, augmentent leurs investissements dans la formation locale et accélèrent l’automatisation des tâches peu qualifiées. Par ailleurs, le Conseil du Tourisme se montre prudemment optimiste quant à la préservation de la qualité du service, les restaurants associant désormais des chefs maîtres importés à un plus grand nombre d’apprentis locaux.
Les défenseurs des travailleurs saluent ce durcissement du ratio comme une protection attendue des Hongkongais dans un secteur où le sous-emploi persiste malgré la reprise post-pandémique. Cependant, les fédérations professionnelles mettent en garde contre les pénuries chroniques, notamment de chefs spécialisés, qui pourraient freiner la relance de Hong Kong en tant que capitale culinaire et centre MICE (réunions, incentives, conférences et expositions) de l’Asie.
Le gouvernement s’est engagé à suivre les données sur les postes vacants et les salaires au cours des 12 prochains mois avant de décider d’étendre ou non les restrictions du Niveau 2 aux secteurs du commerce de détail et de la sécurité.
Source : Wen Wei Po
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