
Le 27 juin 2026, la Gazzetta Ufficiale a publié la loi 111/2026, modifiant l’article 19 de la loi historique de 1978 sur le Service national de santé. Le nouveau texte garantit à tous les citoyens italiens inscrits à l’AIRE (Registre des Italiens Résidant à l’Étranger) et vivant dans des pays hors UE et hors AELE, un accès aux soins d’urgence et aux soins continus lors de leurs retours temporaires en Italie. Jusqu’à présent, ces expatriés devaient souscrire une assurance privée ou payer leurs soins de leur poche, sauf s’ils résidaient dans un pays ayant un accord bilatéral de santé avec Rome.
Cette mesure est à la fois symbolique et pragmatique. Environ 6 millions d’Italiens vivent à l’étranger, souvent dans le cadre de missions professionnelles de longue durée, formant une communauté croissante de professionnels mobiles dont les proches voyagent régulièrement pour affaires, études ou vacances. L’absence de couverture automatique était un point de friction fréquemment souligné par les responsables de la mobilité, car une dépense médicale imprévue lors d’un court séjour en Italie pouvait compromettre la prévisibilité des coûts d’un package d’expatriation.
D’un point de vue politique, cette loi comble une lacune embarrassante par rapport à d’autres pays européens qui garantissent déjà des soins à leurs expatriés. Elle aligne également la réglementation nationale sur le nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile, qui insiste sur la portabilité des droits sociaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union.
Le ministère de la Santé dispose désormais de 30 jours pour publier une circulaire d’application précisant comment les autorités sanitaires locales vérifieront le statut AIRE et refactureront les coûts au budget central. Pour les employeurs multinationales, l’impact est immédiat: tout salarié italien en mission hors UE retrouve la couverture du Service national de santé lors de ses déplacements professionnels en Italie, réduisant ainsi le besoin d’une double assurance. Les équipes mobilité doivent toutefois rappeler aux expatriés que ce bénéfice s’applique uniquement sur le sol italien; une couverture privée complète reste nécessaire dans le pays d’accueil. Les ressources humaines doivent aussi mettre à jour les lettres de mission pour refléter ces économies potentielles et conseiller aux membres de la famille de toujours porter une preuve d’inscription à l’AIRE lors de leurs voyages.
À plus long terme, les législateurs envisagent de rendre ce bénéfice réciproque, en l’étendant aux résidents étrangers de longue durée ayant cotisé au système italien pendant au moins cinq ans avant de s’installer à l’étranger. Ce débat devrait émerger lors du cycle budgétaire 2027, mais pour l’heure, la réforme de 2026 constitue une victoire nette pour les citoyens italiens mobiles à l’échelle mondiale.
Cette mesure est à la fois symbolique et pragmatique. Environ 6 millions d’Italiens vivent à l’étranger, souvent dans le cadre de missions professionnelles de longue durée, formant une communauté croissante de professionnels mobiles dont les proches voyagent régulièrement pour affaires, études ou vacances. L’absence de couverture automatique était un point de friction fréquemment souligné par les responsables de la mobilité, car une dépense médicale imprévue lors d’un court séjour en Italie pouvait compromettre la prévisibilité des coûts d’un package d’expatriation.
D’un point de vue politique, cette loi comble une lacune embarrassante par rapport à d’autres pays européens qui garantissent déjà des soins à leurs expatriés. Elle aligne également la réglementation nationale sur le nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile, qui insiste sur la portabilité des droits sociaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union.
Le ministère de la Santé dispose désormais de 30 jours pour publier une circulaire d’application précisant comment les autorités sanitaires locales vérifieront le statut AIRE et refactureront les coûts au budget central. Pour les employeurs multinationales, l’impact est immédiat: tout salarié italien en mission hors UE retrouve la couverture du Service national de santé lors de ses déplacements professionnels en Italie, réduisant ainsi le besoin d’une double assurance. Les équipes mobilité doivent toutefois rappeler aux expatriés que ce bénéfice s’applique uniquement sur le sol italien; une couverture privée complète reste nécessaire dans le pays d’accueil. Les ressources humaines doivent aussi mettre à jour les lettres de mission pour refléter ces économies potentielles et conseiller aux membres de la famille de toujours porter une preuve d’inscription à l’AIRE lors de leurs voyages.
À plus long terme, les législateurs envisagent de rendre ce bénéfice réciproque, en l’étendant aux résidents étrangers de longue durée ayant cotisé au système italien pendant au moins cinq ans avant de s’installer à l’étranger. Ce débat devrait émerger lors du cycle budgétaire 2027, mais pour l’heure, la réforme de 2026 constitue une victoire nette pour les citoyens italiens mobiles à l’échelle mondiale.
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