
Le gouvernement tchèque a discrètement approuvé une nouvelle période d’enregistrement pour le « permis de séjour spécial de longue durée », destiné aux personnes ayant fui l’invasion russe de l’Ukraine et résidant depuis au moins deux ans consécutifs en République tchèque sous protection temporaire. Selon un avis publié le 30 juin 2026 sur le portail migration de la Commission européenne, la préinscription en ligne se déroulera d’octobre à décembre cette année, suivie de rendez-vous en personne dans les bureaux régionaux du ministère de l’Intérieur.
Les titulaires de ce statut reçoivent une carte de séjour biométrique valable cinq ans et bénéficient d’un accès au marché du travail équivalent à celui des citoyens tchèques, un avantage particulièrement apprécié par les employeurs souhaitant conserver des employés ukrainiens qualifiés.
Pour être éligibles, les candidats doivent prouver une résidence ininterrompue depuis mars 2024, un casier judiciaire vierge et, surtout, une autonomie économique. Le seuil de revenu annuel minimum a été fixé à 440 000 CZK (environ 17 500 €) pour un adulte seul, un montant légèrement supérieur au salaire médian tchèque, afin de garantir que seuls les candidats bien intégrés puissent sortir du régime de protection temporaire.
Les demandeurs doivent également justifier d’un logement adéquat et d’au moins six mois sans avoir perçu d’aides humanitaires. Le gouvernement considère cette nouvelle procédure comme une stratégie de sortie de la directive européenne sur la protection temporaire, qui doit expirer en mars 2027.
Alors qu’environ 80 000 Ukrainiens déplacés s’étaient montrés intéressés lors de la phase pilote l’an dernier, seuls 17 000 avaient finalement rempli les critères. En annonçant le calendrier de cette année avec quatre mois d’avance, Prague espère donner aux employeurs, responsables de la relocalisation et centres municipaux d’intégration le temps nécessaire pour rassembler fiches de paie, contrats de location et autres documents justificatifs pour leurs employés étrangers.
Les équipes de mobilité internationale doivent en tenir compte: une fois le permis de cinq ans obtenu, les salariés sont libérés des renouvellements annuels et des files d’attente qui compliquaient la vie des bénéficiaires de la protection temporaire. Cette évolution réduit aussi les risques de non-conformité pour les services RH, puisque les titulaires ne dépendent plus du régime européen de solidarité, mais des règles d’immigration nationales tchèques.
En revanche, les entreprises employant des travailleurs saisonniers ou des nouveaux arrivants ne pourront pas en bénéficier, car ce dispositif s’adresse uniquement aux résidents de plus de deux ans.
Il est essentiel de noter que tout départ de République tchèque de plus de 30 jours sans autorisation, ou toute infraction pénale grave, entraîne la perte de l’éligibilité. Les gestionnaires de déplacements doivent donc surveiller attentivement les missions à l’étranger.
Enfin, le ministère de l’Intérieur mobilise plusieurs agences — notamment l’administration fiscale, la sécurité sociale et le bureau du travail — pour vérifier électroniquement les revenus, assurances et cotisations. Les employeurs doivent s’attendre à des contrôles croisés entre les données déclarées sur les fiches de paie et celles fournies par les étrangers. Toute fausse déclaration pourrait compromettre à la fois le permis de travailleur et la participation de l’entreprise aux programmes migratoires gouvernementaux.
Les titulaires de ce statut reçoivent une carte de séjour biométrique valable cinq ans et bénéficient d’un accès au marché du travail équivalent à celui des citoyens tchèques, un avantage particulièrement apprécié par les employeurs souhaitant conserver des employés ukrainiens qualifiés.
Pour être éligibles, les candidats doivent prouver une résidence ininterrompue depuis mars 2024, un casier judiciaire vierge et, surtout, une autonomie économique. Le seuil de revenu annuel minimum a été fixé à 440 000 CZK (environ 17 500 €) pour un adulte seul, un montant légèrement supérieur au salaire médian tchèque, afin de garantir que seuls les candidats bien intégrés puissent sortir du régime de protection temporaire.
Les demandeurs doivent également justifier d’un logement adéquat et d’au moins six mois sans avoir perçu d’aides humanitaires. Le gouvernement considère cette nouvelle procédure comme une stratégie de sortie de la directive européenne sur la protection temporaire, qui doit expirer en mars 2027.
Alors qu’environ 80 000 Ukrainiens déplacés s’étaient montrés intéressés lors de la phase pilote l’an dernier, seuls 17 000 avaient finalement rempli les critères. En annonçant le calendrier de cette année avec quatre mois d’avance, Prague espère donner aux employeurs, responsables de la relocalisation et centres municipaux d’intégration le temps nécessaire pour rassembler fiches de paie, contrats de location et autres documents justificatifs pour leurs employés étrangers.
Les équipes de mobilité internationale doivent en tenir compte: une fois le permis de cinq ans obtenu, les salariés sont libérés des renouvellements annuels et des files d’attente qui compliquaient la vie des bénéficiaires de la protection temporaire. Cette évolution réduit aussi les risques de non-conformité pour les services RH, puisque les titulaires ne dépendent plus du régime européen de solidarité, mais des règles d’immigration nationales tchèques.
En revanche, les entreprises employant des travailleurs saisonniers ou des nouveaux arrivants ne pourront pas en bénéficier, car ce dispositif s’adresse uniquement aux résidents de plus de deux ans.
Il est essentiel de noter que tout départ de République tchèque de plus de 30 jours sans autorisation, ou toute infraction pénale grave, entraîne la perte de l’éligibilité. Les gestionnaires de déplacements doivent donc surveiller attentivement les missions à l’étranger.
Enfin, le ministère de l’Intérieur mobilise plusieurs agences — notamment l’administration fiscale, la sécurité sociale et le bureau du travail — pour vérifier électroniquement les revenus, assurances et cotisations. Les employeurs doivent s’attendre à des contrôles croisés entre les données déclarées sur les fiches de paie et celles fournies par les étrangers. Toute fausse déclaration pourrait compromettre à la fois le permis de travailleur et la participation de l’entreprise aux programmes migratoires gouvernementaux.
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