
L’Italie a été confrontée à une série de grèves dans les secteurs ferroviaire et logistique le 7 juillet, avec trois syndicats distincts appelant à des arrêts de travail qui se sont chevauchés. USB Lavoro Privato a déclenché une grève de 24 heures chez Mercitalia Manutenzione & Terminal à partir de 21h00 le 6 juillet, paralysant la gestion des wagons dans les principaux triages de fret alimentant les corridors d’exportation vers l’Allemagne et la France. En Sicile, l’UILT-UIL a mené une protestation de huit heures (de 9h00 à 17h00) par le personnel des infrastructures de RFI-DOIT à Palerme, ralentissant les services régionaux de passagers et contraignant Trenitalia à regrouper les trains. Une troisième action a touché le cluster de transport routier et de transit de Turin, avec des membres de FILT-CGIL arrêtant le travail pendant les deux dernières heures de chaque poste. Bien que les règles de « service minimum garanti » aient permis à certains trains de banlieue de circuler, les voyageurs d’affaires ont vu leurs rendez-vous perturbés et les industriels ont dû faire face à des reports d’expéditions en fin d’après-midi. Les transitaires ont averti que seule la grève chez Mercitalia entraînerait un retard estimé à 5 000 EVP (équivalents vingt pieds) de marchandises intermodales, notamment des composants automobiles destinés aux usines Stellantis. Le calendrier des grèves en Italie reste chargé: le portail en ligne du ministère des Transports recense plus de 40 actions jusqu’à la fin juillet, dont une grève générale dans l’aviation les 22 et 23 juillet, qui pourrait à nouveau mettre à l’épreuve les systèmes de suivi des voyageurs. Les gestionnaires de mobilité recommandent aux collaborateurs en mission d’éviter les correspondances ferroviaires le jour même cette semaine, de privilégier la location de voitures lorsque c’est possible et de prévoir des marges supplémentaires pour les expéditions sous douane quittant les ports de Gênes et de La Spezia. En vertu de la loi italienne de 1990 sur la garantie des services minimums en cas de grève, les transporteurs doivent publier ces services au moins 24 heures à l’avance, mais les informations sont souvent dispersées sur plusieurs sites avec des mises à jour variables. Les équipes voyages d’affaires sont donc invitées à centraliser les flux officiels du MIT, de l’ENAC et de la RFI dans un tableau de bord unique afin de respecter leurs obligations de diligence.
Source : Virgilio Motori