
L’Opération estivale espagnole Paso del Estrecho (OPE) s’apprête à vivre son week-end le plus intense, mais le contingent de la Police nationale au poste-frontière terrestre de Tarajal à Ceuta sera réduit de près de 85 % par rapport aux prévisions. Une campagne de recrutement exceptionnelle lancée en mai proposait 20 postes temporaires pour renforcer le contrôle des passeports durant l’afflux de juillet à septembre des expatriés marocains et des vacanciers européens. Selon des chiffres internes publiés par The Objective, seuls trois agents se sont portés volontaires, laissant l’une des frontières extérieures les plus complexes de l’UE gravement sous-effectif.
Les syndicats de police imputent ce déficit à une décision du ministère de l’Intérieur de supprimer les indemnités habituelles de déplacement et les per diem d’hébergement pour les agents temporairement déplacés depuis la péninsule. Contrairement à leurs homologues de la Garde civile, qui conservent leurs indemnités journalières, les policiers nationaux auraient dû assumer seuls trois mois de loyer sur un marché locatif ceutí fortement gonflé en été. « Personne ne peut se permettre de débourser 900 € par mois de sa poche pour faire des heures supplémentaires sous 40 degrés », a déclaré un porte-parole de l’UFP au journal.
Ce manque de personnel survient alors que l’OPE bat des records: Ceuta attend 550 000 passagers et 128 000 véhicules entre le 10 juillet et le 20 août. Les files d’attente s’étirent déjà sur plusieurs kilomètres chaque soir vers le Maroc, augmentant les risques sur l’autoroute N13 et dans la zone tampon frontalière. Les groupes d’affaires craignent que ce sous-effectif ne provoque des retards en cascade aux terminaux ferry d’Algésiras et de Tarifa sur le continent espagnol, perturbant à la fois le trafic touristique et le transport commercial.
Pour les entreprises qui déplacent du personnel ou des marchandises à travers le détroit, le message est clair: prévoir des marges supplémentaires pour les passages frontaliers, diversifier les points d’entrée (Almería, Málaga, Tanger Med) et suivre en temps réel les données sur les files d’attente publiées par le gouvernement régional de Ceuta. Les employeurs doivent aussi rappeler aux travailleurs détachés de toujours avoir sur eux des copies papier de leurs permis de séjour et documents de véhicule, car les contrôles ponctuels risquent d’augmenter pendant la formation des agents débutants sur place.
Cet épisode relance le débat de longue date sur l’égalité des incitations entre les deux forces nationales de police espagnoles. Plusieurs députés ont demandé au ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, de rétablir immédiatement les indemnités ou d’autoriser le déploiement de Frontex. À moins d’une solution de dernière minute, ce goulet d’étranglement de l’OPE pourrait devenir un casse-tête politique — et un défi logistique pour toute entreprise dont le calendrier de mobilité dépend d’un passage fluide par Tarajal.
Les syndicats de police imputent ce déficit à une décision du ministère de l’Intérieur de supprimer les indemnités habituelles de déplacement et les per diem d’hébergement pour les agents temporairement déplacés depuis la péninsule. Contrairement à leurs homologues de la Garde civile, qui conservent leurs indemnités journalières, les policiers nationaux auraient dû assumer seuls trois mois de loyer sur un marché locatif ceutí fortement gonflé en été. « Personne ne peut se permettre de débourser 900 € par mois de sa poche pour faire des heures supplémentaires sous 40 degrés », a déclaré un porte-parole de l’UFP au journal.
Ce manque de personnel survient alors que l’OPE bat des records: Ceuta attend 550 000 passagers et 128 000 véhicules entre le 10 juillet et le 20 août. Les files d’attente s’étirent déjà sur plusieurs kilomètres chaque soir vers le Maroc, augmentant les risques sur l’autoroute N13 et dans la zone tampon frontalière. Les groupes d’affaires craignent que ce sous-effectif ne provoque des retards en cascade aux terminaux ferry d’Algésiras et de Tarifa sur le continent espagnol, perturbant à la fois le trafic touristique et le transport commercial.
Pour les entreprises qui déplacent du personnel ou des marchandises à travers le détroit, le message est clair: prévoir des marges supplémentaires pour les passages frontaliers, diversifier les points d’entrée (Almería, Málaga, Tanger Med) et suivre en temps réel les données sur les files d’attente publiées par le gouvernement régional de Ceuta. Les employeurs doivent aussi rappeler aux travailleurs détachés de toujours avoir sur eux des copies papier de leurs permis de séjour et documents de véhicule, car les contrôles ponctuels risquent d’augmenter pendant la formation des agents débutants sur place.
Cet épisode relance le débat de longue date sur l’égalité des incitations entre les deux forces nationales de police espagnoles. Plusieurs députés ont demandé au ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, de rétablir immédiatement les indemnités ou d’autoriser le déploiement de Frontex. À moins d’une solution de dernière minute, ce goulet d’étranglement de l’OPE pourrait devenir un casse-tête politique — et un défi logistique pour toute entreprise dont le calendrier de mobilité dépend d’un passage fluide par Tarajal.
Source : The Objective
Comment VisaHQ peut vous aider
VisaHQ simplifie la demande de visa pour les particuliers et les entreprises. Consultez les exigences de voyage en vigueur, préparez les documents nécessaires et gérez votre demande en ligne via le portail VisaHQ Espagne.Plus de Espagne
Voir tout
La Cour suprême espagnole confirme la régularisation accélérée des migrants et refuse de consulter la Cour de justice de l'UE
La Cour suprême interdit les « retours chauds » des migrants interceptés en mer près de Ceuta et Melilla