
CBC News a révélé que Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a envoyé environ 50 lettres de procédure équitable le 6 août — et potentiellement des centaines d’autres — à des demandeurs de résidence permanente iraniens ayant effectué leur service militaire obligatoire au sein des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC). Ces lettres avertissent les destinataires qu’ils pourraient être jugés inadmissibles en vertu des dispositions antiterroristes canadiennes, à moins qu’ils ne répondent aux préoccupations dans un délai de 30 jours.
Cette controverse découle de la décision du Canada en juillet 2024 de classer l’IRGC comme organisation terroriste. Bien que le gouvernement ait promis de distinguer les conscrits de bas niveau des membres actifs ou hauts gradés de l’IRGC, les lettres récentes semblent appliquer cette désignation de manière large. Les familles concernées, dont beaucoup vivent et travaillent au Canada depuis des années, se disent « trahies » et prévoient de manifester sur la Colline du Parlement le 22 septembre.
Les avocats en immigration dénoncent une approche généralisée qui surcharge l’IRCC et risque de violer le principe d’évaluation individualisée inscrit dans la loi canadienne sur l’immigration. Ils alertent sur le fait que les délais de réponse courts, combinés à la complexité de prouver l’absence d’implication dans les activités de l’IRGC, pourraient entraîner la perte du statut des demandeurs et leur renvoi, géré par l’Agence des services frontaliers du Canada.
Pour les employeurs, notamment dans les pôles industriels comme Windsor et Winnipeg, la perte soudaine de personnel clé pourrait perturber les opérations. Les entreprises sont invitées à recenser les employés détenteurs de passeports iraniens en attente de décision sur leur résidence permanente et à préparer des plans de contingence en matière de main-d’œuvre.
Les experts juridiques recommandent de rassembler des preuves documentaires — telles que les certificats de libération, les attestations de participation à des manifestations et les déclarations sous serment — pour démontrer que le service militaire était obligatoire et non combattant.
Cette affaire illustre une tension récurrente entre les objectifs de sécurité nationale et la politique humanitaire en matière d’immigration. Les observateurs s’attendent à ce que la Cour fédérale soit saisie pour clarifier si la simple conscription dans une organisation désormais désignée terroriste entraîne automatiquement l’inadmissibilité — une interprétation qui pourrait également concerner les conscrits militaires d’autres régimes sanctionnés.
Cette controverse découle de la décision du Canada en juillet 2024 de classer l’IRGC comme organisation terroriste. Bien que le gouvernement ait promis de distinguer les conscrits de bas niveau des membres actifs ou hauts gradés de l’IRGC, les lettres récentes semblent appliquer cette désignation de manière large. Les familles concernées, dont beaucoup vivent et travaillent au Canada depuis des années, se disent « trahies » et prévoient de manifester sur la Colline du Parlement le 22 septembre.
Les avocats en immigration dénoncent une approche généralisée qui surcharge l’IRCC et risque de violer le principe d’évaluation individualisée inscrit dans la loi canadienne sur l’immigration. Ils alertent sur le fait que les délais de réponse courts, combinés à la complexité de prouver l’absence d’implication dans les activités de l’IRGC, pourraient entraîner la perte du statut des demandeurs et leur renvoi, géré par l’Agence des services frontaliers du Canada.
Pour les employeurs, notamment dans les pôles industriels comme Windsor et Winnipeg, la perte soudaine de personnel clé pourrait perturber les opérations. Les entreprises sont invitées à recenser les employés détenteurs de passeports iraniens en attente de décision sur leur résidence permanente et à préparer des plans de contingence en matière de main-d’œuvre.
Les experts juridiques recommandent de rassembler des preuves documentaires — telles que les certificats de libération, les attestations de participation à des manifestations et les déclarations sous serment — pour démontrer que le service militaire était obligatoire et non combattant.
Cette affaire illustre une tension récurrente entre les objectifs de sécurité nationale et la politique humanitaire en matière d’immigration. Les observateurs s’attendent à ce que la Cour fédérale soit saisie pour clarifier si la simple conscription dans une organisation désormais désignée terroriste entraîne automatiquement l’inadmissibilité — une interprétation qui pourrait également concerner les conscrits militaires d’autres régimes sanctionnés.
Source : Today in Canada / CBC coverage
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