
Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a confirmé lors d’une interview télévisée le 30 mai que son département « élabore des plans » pour retirer les agents de la Customs and Border Protection (CBP) des aéroports internationaux situés dans des juridictions refusant de collaborer avec l’application fédérale de l’immigration. Parmi les aéroports figurant sur la liste des juridictions sanctuaires du ministère de la Justice, on compte des hubs majeurs tels que New York JFK, Los Angeles LAX, Chicago O’Hare, Newark, Seattle et San Francisco — qui gèrent ensemble plus de 60 % des arrivées internationales aux États-Unis.
Si cette mesure est mise en œuvre, elle entraînerait la suspension des vols directs depuis l’étranger vers ces villes, car les compagnies aériennes ne peuvent légalement débarquer les passagers qu’après le passage de l’inspection primaire de la CBP. Les acteurs du secteur du voyage mettent en garde contre une « blessure économique auto-infligée », d’autant plus que la Coupe du Monde de la FIFA 2026 approche à grands pas, avec 5 milliards de dollars de dépenses touristiques en jeu. Airlines for America estime que le redéploiement des vols vers d’autres aéroports engendrerait au moins 1 200 dollars de coûts opérationnels supplémentaires par mouvement d’appareil gros-porteur et perturberait des chaînes d’approvisionnement critiques pour le fret en soute.
Les partisans de la proposition, dont plusieurs gouverneurs républicains et membres du Congrès, soutiennent que la suspension des services de la CBP exercera une pression sur les gouvernements locaux pour qu’ils coopèrent avec les demandes de détention de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Ils citent les récentes manifestations devant les installations de l’ICE à Newark et San Francisco, affirmant que la police locale a refusé de sécuriser les périmètres, détournant ainsi les ressources fédérales.
Les défenseurs des droits civiques rétorquent que ce plan équivaut à une « punition collective » des voyageurs et des entreprises pour des différends politiques. Un recours judiciaire est attendu si le DHS publie un ordre d’application sans passer par une procédure formelle de consultation publique.
Du point de vue de la mobilité, les entreprises multinationales doivent identifier des ports d’entrée alternatifs pour leurs collaborateurs entrants et prévoir des solutions de transport terrestre de secours vers les sites principaux. Les responsables des déplacements sont invités à suivre les alertes de modification des horaires des compagnies aériennes et à préparer des tableaux de bord de suivi des voyageurs afin de garantir le respect de leur devoir de diligence en cas de détournements massifs.
Les analystes politiques estiment que cette menace vise principalement à faire pression dans les négociations en cours avec les juridictions sanctuaires, mais sa simple éventualité influence déjà la planification des capacités aériennes pour l’été. Les acteurs de la mobilité sont encouragés à collaborer avec les associations professionnelles et à soumettre leurs commentaires si le DHS publie prochainement un avis au Federal Register.
Si cette mesure est mise en œuvre, elle entraînerait la suspension des vols directs depuis l’étranger vers ces villes, car les compagnies aériennes ne peuvent légalement débarquer les passagers qu’après le passage de l’inspection primaire de la CBP. Les acteurs du secteur du voyage mettent en garde contre une « blessure économique auto-infligée », d’autant plus que la Coupe du Monde de la FIFA 2026 approche à grands pas, avec 5 milliards de dollars de dépenses touristiques en jeu. Airlines for America estime que le redéploiement des vols vers d’autres aéroports engendrerait au moins 1 200 dollars de coûts opérationnels supplémentaires par mouvement d’appareil gros-porteur et perturberait des chaînes d’approvisionnement critiques pour le fret en soute.
Les partisans de la proposition, dont plusieurs gouverneurs républicains et membres du Congrès, soutiennent que la suspension des services de la CBP exercera une pression sur les gouvernements locaux pour qu’ils coopèrent avec les demandes de détention de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Ils citent les récentes manifestations devant les installations de l’ICE à Newark et San Francisco, affirmant que la police locale a refusé de sécuriser les périmètres, détournant ainsi les ressources fédérales.
Les défenseurs des droits civiques rétorquent que ce plan équivaut à une « punition collective » des voyageurs et des entreprises pour des différends politiques. Un recours judiciaire est attendu si le DHS publie un ordre d’application sans passer par une procédure formelle de consultation publique.
Du point de vue de la mobilité, les entreprises multinationales doivent identifier des ports d’entrée alternatifs pour leurs collaborateurs entrants et prévoir des solutions de transport terrestre de secours vers les sites principaux. Les responsables des déplacements sont invités à suivre les alertes de modification des horaires des compagnies aériennes et à préparer des tableaux de bord de suivi des voyageurs afin de garantir le respect de leur devoir de diligence en cas de détournements massifs.
Les analystes politiques estiment que cette menace vise principalement à faire pression dans les négociations en cours avec les juridictions sanctuaires, mais sa simple éventualité influence déjà la planification des capacités aériennes pour l’été. Les acteurs de la mobilité sont encouragés à collaborer avec les associations professionnelles et à soumettre leurs commentaires si le DHS publie prochainement un avis au Federal Register.
Source : Scripps News
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