
À peine huit jours après la diffusion d’un mémorandum politique qui a bouleversé le monde de l’immigration d’entreprise en qualifiant l’« ajustement de statut » (AOS) d’avantage « extraordinaire » devant normalement s’effectuer dans un consulat américain à l’étranger, le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a publié une clarification de dernière minute. Dans une déclaration écrite diffusée tard le 30 mai, le DHS a précisé que la plupart des candidats hautement qualifiés déjà présents aux États-Unis « ne constateront aucun impact notable » et que le mémorandum visait uniquement à rappeler aux agents leur discrétion pour refuser ou renvoyer les dossiers en cas de facteurs négatifs sérieux.
Ce revirement fait suite à une semaine de protestations virulentes de la part des responsables mobilité des entreprises du Fortune 500, des hôpitaux universitaires de recherche et des coalitions d’avocats spécialisés en immigration, qui ont alerté sur les risques de séparation familiale, d’interruption des autorisations de travail et de blocage de personnels clés à l’étranger pendant des mois en attente d’entretiens consulaires. Plusieurs entreprises du Fortune 100 envisageaient déjà de relocaliser leurs équipes projets au Canada ou au Mexique en plan B.
Les praticiens soulignent que le mémorandum initial, PM-602-0199, présentait l’AOS comme un « recours extraordinaire », une formulation qui, appliquée littéralement, aurait empêché la plupart des titulaires de visas H-1B, L-1 et des diplômés F-1 de déposer leur demande depuis le territoire américain. Le DHS indique désormais que les agents « peuvent, mais ne sont pas obligés de » orienter les candidats vers l’étranger et doivent prendre en compte des facteurs positifs tels que les contributions professionnelles aux États-Unis, les difficultés pour l’employeur et l’intérêt public.
Cependant, l’agence n’a pas retiré le mémorandum, laissant place à des décisions potentiellement incohérentes et à des risques de contentieux. Pour les employeurs, la recommandation immédiate est de continuer à déposer les demandes d’ajustement tout en anticipant davantage dans la planification de la mobilité. Les avocats conseillent d’accompagner les dossiers d’arguments détaillés d’intérêt national et de documenter les risques liés aux restrictions de voyage pour renforcer la demande de traitement sur le sol américain.
Les entreprises dont les collaborateurs en mission voient leur statut temporaire arriver à expiration sont invitées à déposer les demandes de renouvellement le plus tôt possible et à revoir leurs politiques de télétravail au cas où un déplacement international deviendrait inévitable.
Si cette clarification calme quelque peu les inquiétudes, cet épisode illustre à quel point une simple directive administrative peut bouleverser rapidement l’immigration professionnelle. Les responsables mobilité appellent le DHS à formaliser cette précision dans la prochaine version du Manuel de politique et à privilégier une procédure réglementaire plutôt que des mémorandums avant d’opérer des changements affectant chaque année des centaines de milliers de professionnels étrangers.
Ce revirement fait suite à une semaine de protestations virulentes de la part des responsables mobilité des entreprises du Fortune 500, des hôpitaux universitaires de recherche et des coalitions d’avocats spécialisés en immigration, qui ont alerté sur les risques de séparation familiale, d’interruption des autorisations de travail et de blocage de personnels clés à l’étranger pendant des mois en attente d’entretiens consulaires. Plusieurs entreprises du Fortune 100 envisageaient déjà de relocaliser leurs équipes projets au Canada ou au Mexique en plan B.
Les praticiens soulignent que le mémorandum initial, PM-602-0199, présentait l’AOS comme un « recours extraordinaire », une formulation qui, appliquée littéralement, aurait empêché la plupart des titulaires de visas H-1B, L-1 et des diplômés F-1 de déposer leur demande depuis le territoire américain. Le DHS indique désormais que les agents « peuvent, mais ne sont pas obligés de » orienter les candidats vers l’étranger et doivent prendre en compte des facteurs positifs tels que les contributions professionnelles aux États-Unis, les difficultés pour l’employeur et l’intérêt public.
Cependant, l’agence n’a pas retiré le mémorandum, laissant place à des décisions potentiellement incohérentes et à des risques de contentieux. Pour les employeurs, la recommandation immédiate est de continuer à déposer les demandes d’ajustement tout en anticipant davantage dans la planification de la mobilité. Les avocats conseillent d’accompagner les dossiers d’arguments détaillés d’intérêt national et de documenter les risques liés aux restrictions de voyage pour renforcer la demande de traitement sur le sol américain.
Les entreprises dont les collaborateurs en mission voient leur statut temporaire arriver à expiration sont invitées à déposer les demandes de renouvellement le plus tôt possible et à revoir leurs politiques de télétravail au cas où un déplacement international deviendrait inévitable.
Si cette clarification calme quelque peu les inquiétudes, cet épisode illustre à quel point une simple directive administrative peut bouleverser rapidement l’immigration professionnelle. Les responsables mobilité appellent le DHS à formaliser cette précision dans la prochaine version du Manuel de politique et à privilégier une procédure réglementaire plutôt que des mémorandums avant d’opérer des changements affectant chaque année des centaines de milliers de professionnels étrangers.
Source : Bloomberg Law / Hindustan Times
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