
Un juge du tribunal de district des États-Unis à Minneapolis a annulé une série de convocations du grand jury envoyées par l’administration Trump au gouverneur du Minnesota, au procureur général et à plusieurs responsables municipaux et départementaux. Dans une décision rendue publique le 22 juin, le juge Patrick Schlitz a estimé que la demande du ministère de la Justice visant à obtenir des documents constituait « une tentative de contraindre les responsables locaux à appliquer la législation civile sur l’immigration et de les harceler pour leur refus de le faire ».
Ces convocations, émises en janvier, s’inscrivaient dans le cadre d’une enquête fédérale visant à déterminer si des responsables locaux avaient entravé « l’Opération Metro Surge », une vaste opération de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) menée dans la région des Twin Cities plus tôt cette année. Le juge Schlitz a souligné que le gouvernement n’avait pas pu citer de texte pénal que les responsables auraient enfreint, et a précisé que les documents demandés — tels que discours publics et déclarations à la presse — relevaient de la liberté d’expression politique protégée.
Cette décision constitue la dernière mise en échec judiciaire de la stratégie de l’administration visant à utiliser les tribunaux fédéraux pour contraindre les juridictions dites « sanctuaires » à collaborer avec l’ICE. Des tentatives similaires de saisir des informations auprès des autorités de Californie et du Colorado ont également été rejetées ces derniers mois, soulignant les limites du pouvoir fédéral lorsque les États refusent de consacrer des ressources à l’application des lois sur l’immigration.
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Pour les employeurs multinationaux et les responsables mobilité, ce jugement est important car il indique que les politiques locales de non-coopération resteront en vigueur dans de nombreuses villes américaines. Les entreprises qui transfèrent du personnel étranger à Minneapolis–St Paul peuvent s’attendre à ce que l’« ordonnance de séparation » en place — qui interdit à la police de s’enquérir du statut migratoire — soit maintenue, réduisant ainsi le risque de descentes de l’ICE sur les lieux de travail.
Cette affaire illustre également la rapidité avec laquelle les priorités en matière d’application des lois sur l’immigration peuvent changer au gré des orientations politiques, une incertitude que les employeurs mondiaux doivent suivre de près.
Conseil pratique : Les employeurs ayant des sites dans des régions « sanctuaires » doivent veiller à ce que leurs protocoles de conformité soient en accord avec les politiques locales (par exemple, vérifier les mandats avant de laisser entrer des agents fédéraux) et former les managers à ne pas divulguer d’informations sur les employés sans procédure légale appropriée.
Ces convocations, émises en janvier, s’inscrivaient dans le cadre d’une enquête fédérale visant à déterminer si des responsables locaux avaient entravé « l’Opération Metro Surge », une vaste opération de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) menée dans la région des Twin Cities plus tôt cette année. Le juge Schlitz a souligné que le gouvernement n’avait pas pu citer de texte pénal que les responsables auraient enfreint, et a précisé que les documents demandés — tels que discours publics et déclarations à la presse — relevaient de la liberté d’expression politique protégée.
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Conseil pratique : Les employeurs ayant des sites dans des régions « sanctuaires » doivent veiller à ce que leurs protocoles de conformité soient en accord avec les politiques locales (par exemple, vérifier les mandats avant de laisser entrer des agents fédéraux) et former les managers à ne pas divulguer d’informations sur les employés sans procédure légale appropriée.
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