
Les deux principaux ports à conteneurs du Canada sont confrontés à des perturbations simultanées du travail, après que les dockers de Montréal et de la côte de la Colombie-Britannique ont intensifié leur grève cette semaine. Selon l’agence russe AK&M, la grève à Montréal concerne environ 1 200 membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), suite à un avis de lock-out émis par l’Association des employeurs maritimes, tandis qu’en Colombie-Britannique, environ 700 chefs d’équipe affiliés au Syndicat international des débardeurs et entrepôts (ILWU) Local 51 ont cessé le travail dans plusieurs terminaux maritimes.
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Le mouvement de grève à Montréal a débuté par des interdictions ciblées d’heures supplémentaires avant de s’étendre à une grève générale, après l’échec des négociations sur les salaires et les horaires. Sur la côte Ouest, les discussions avec l’Association des employeurs maritimes de la Colombie-Britannique ont échoué en raison des propositions patronales visant à réduire les garanties contractuelles sur les effectifs. Ces deux ports, qui traitent ensemble 110 millions de tonnes de marchandises par an — automobiles, machines, biens de consommation et produits périssables —, voient déjà les répercussions se faire sentir dans les gares de triage ferroviaires et les corridors routiers reliant le commerce avec les États-Unis. Les importateurs constatent des délais de séjour des conteneurs dépassant 10 jours, entraînant des pénuries de châssis et des frais de détention. Les exportateurs de produits forestiers et agroalimentaires signalent des délais de coupure des navires non respectés, les obligeant à reprogrammer à coût élevé sur des départs ultérieurs ou à détourner vers des ports américains comme Seattle/Tacoma ou New York/New Jersey. Les opérateurs ferroviaires CN et CPKC ont émis des avis de service alertant sur des retards liés à la congestion pouvant atteindre 24 à 48 heures.
Bien que le gouvernement fédéral évite traditionnellement d’intervenir précocement dans les conflits portuaires, les organisations professionnelles — du Conseil canadien des fabricants et exportateurs au Conseil canadien du commerce de détail — réclament une loi de retour au travail, estimant que ces grèves représentent « une menace réelle pour la prospérité économique des Canadiens ». Les entreprises aux chaînes d’approvisionnement sensibles au facteur temps sont invitées à revoir leurs Incoterms, à prévoir des marges supplémentaires et à envisager des itinéraires de secours via Halifax ou les ports du Golfe des États-Unis, en attendant un accord.
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Bien que le gouvernement fédéral évite traditionnellement d’intervenir précocement dans les conflits portuaires, les organisations professionnelles — du Conseil canadien des fabricants et exportateurs au Conseil canadien du commerce de détail — réclament une loi de retour au travail, estimant que ces grèves représentent « une menace réelle pour la prospérité économique des Canadiens ». Les entreprises aux chaînes d’approvisionnement sensibles au facteur temps sont invitées à revoir leurs Incoterms, à prévoir des marges supplémentaires et à envisager des itinéraires de secours via Halifax ou les ports du Golfe des États-Unis, en attendant un accord.
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