
Dans un revirement inattendu révélé dans une note interne datée du 27 juin, l’administration Trump a étendu l’éligibilité au visa H-2A, destiné aux travailleurs agricoles saisonniers, à l’industrie laitière. Jusqu’à présent, les exploitations laitières, qui fonctionnent toute l’année, étaient exclues de ce programme réservé aux emplois saisonniers. Cette décision fait suite à une forte pression exercée par Dairy Farmers of America, Land O’Lakes et d’autres coopératives, qui alertaient sur des pénuries chroniques de main-d’œuvre et une explosion des coûts salariaux.
Selon le Washington Post, la Maison-Blanche avait initialement prévu une annonce publique lors d’une visite présidentielle dans le Wisconsin plus tôt dans le mois, mais a finalement reporté cette communication pour éviter une réaction négative des partisans d’une politique migratoire stricte. À la place, les Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont publié vendredi soir des directives qui entrent en vigueur immédiatement.
Pour les producteurs laitiers, ce changement ouvre une voie légale pour recruter des travailleurs pour des postes que les demandeurs d’emploi américains remplissent rarement. D’après les données du Département du Travail citées dans l’article, les approbations de visas H-2A ont atteint 398 000 pour l’exercice 2025, soit une hausse de 45 % en cinq ans, mais aucune n’a été attribuée aux exploitations laitières. Les analystes du secteur estiment que l’ouverture du programme pourrait stabiliser la production et les prix, dans un contexte de coûts volatils des aliments pour bétail et de l’énergie.
Les groupes restrictifs ont vivement réagi. Le Immigration Accountability Project a dénoncé une violation de l’exigence légale du visa H-2A, qui doit concerner un travail « temporaire ou saisonnier », et prévoit des recours judiciaires. Les syndicats ont quant à eux affirmé que cette politique risquait de faire baisser les salaires en milieu rural et d’affaiblir le pouvoir de négociation des travailleurs agricoles américains.
Les services des ressources humaines des entreprises laitières doivent désormais mettre en place une infrastructure de conformité — inspections des logements, garanties salariales, et obligation de retour dans le pays d’origine — quasiment à partir de zéro. Les experts recommandent de consulter un avocat spécialisé en immigration dès le départ et d’instaurer des systèmes d’audit similaires à ceux utilisés par les producteurs de fruits et légumes. Les multinationales qui s’approvisionnent en produits laitiers doivent surveiller les risques de perturbations d’approvisionnement en cas de blocage judiciaire du programme.
Selon le Washington Post, la Maison-Blanche avait initialement prévu une annonce publique lors d’une visite présidentielle dans le Wisconsin plus tôt dans le mois, mais a finalement reporté cette communication pour éviter une réaction négative des partisans d’une politique migratoire stricte. À la place, les Services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) ont publié vendredi soir des directives qui entrent en vigueur immédiatement.
Pour les producteurs laitiers, ce changement ouvre une voie légale pour recruter des travailleurs pour des postes que les demandeurs d’emploi américains remplissent rarement. D’après les données du Département du Travail citées dans l’article, les approbations de visas H-2A ont atteint 398 000 pour l’exercice 2025, soit une hausse de 45 % en cinq ans, mais aucune n’a été attribuée aux exploitations laitières. Les analystes du secteur estiment que l’ouverture du programme pourrait stabiliser la production et les prix, dans un contexte de coûts volatils des aliments pour bétail et de l’énergie.
Les groupes restrictifs ont vivement réagi. Le Immigration Accountability Project a dénoncé une violation de l’exigence légale du visa H-2A, qui doit concerner un travail « temporaire ou saisonnier », et prévoit des recours judiciaires. Les syndicats ont quant à eux affirmé que cette politique risquait de faire baisser les salaires en milieu rural et d’affaiblir le pouvoir de négociation des travailleurs agricoles américains.
Les services des ressources humaines des entreprises laitières doivent désormais mettre en place une infrastructure de conformité — inspections des logements, garanties salariales, et obligation de retour dans le pays d’origine — quasiment à partir de zéro. Les experts recommandent de consulter un avocat spécialisé en immigration dès le départ et d’instaurer des systèmes d’audit similaires à ceux utilisés par les producteurs de fruits et légumes. Les multinationales qui s’approvisionnent en produits laitiers doivent surveiller les risques de perturbations d’approvisionnement en cas de blocage judiciaire du programme.
Source : The Washington Post
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