
Le tout nouveau Système d’Entrée/Sortie (EES) de l’Europe – la plateforme informatique biométrique qui a remplacé le tampon manuel sur les passeports pour la plupart des voyageurs hors UE depuis avril – connaît de graves dysfonctionnements opérationnels au début de la haute saison estivale. Dans une lettre ouverte datée du 1er juillet 2026, les trois plus grandes organisations professionnelles de l’aviation européenne (ACI EUROPE, Airlines for Europe et IATA) ont alerté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur des files d’attente aux contrôles frontaliers pouvant atteindre cinq heures dans un nombre croissant d’aéroports. Les voyageurs manquent leurs correspondances, les avions partent à moitié vides, et le personnel de police en première ligne est débordé.
Bien que cet appel soit adressé à Bruxelles, les conséquences se font également sentir sur le terrain à Prague. L’aéroport Vaclav Havel fait partie des 29 aéroports aux frontières extérieures où l’EES est désormais pleinement opérationnel, ayant accueilli plus de 17 millions de passagers en 2025. Les autorités tchèques indiquent avoir déjà activé des voies de secours lors du pic matinal nord-américain pour éviter des retards en cascade sur les départs Schengen. Avec une prévision record de 18,8 millions de passagers cette année à Prague – et 40 millions de passagers supplémentaires attendus dans l’UE en juillet-août – toute perte de capacité de traitement pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de l’écosystème touristique tchèque, des hôtels et centres de congrès aux industriels exportateurs dépendant des déplacements professionnels en flux tendu.
Les organisations de l’aviation demandent à la Commission d’accorder aux États membres la liberté juridique de « désactiver » temporairement la biométrie de l’EES lorsque le volume de passagers dépasse la capacité physique des guichets frontaliers. Elles réclament également un mécanisme de flexibilité permanent, prêt pour septembre, permettant à la police aux frontières de suspendre la capture biométrique dans des circonstances exceptionnelles définies. Sans ce filet de sécurité, estiment-elles, l’Europe risque de subir un préjudice d’image et de « compromettre le tourisme et la connectivité » au moment même où elle concurrence les hubs américains et du Golfe pour le trafic de correspondance long-courrier.
Pour les responsables de la mobilité d’entreprise en République tchèque, le message est clair: prévoir des temps de correspondance minimum plus longs pour les cadres hors UE transitant par Prague ou d’autres hubs Schengen; conseiller aux voyageurs VIP de s’enregistrer biométriquement aux heures creuses lorsque c’est possible; et suivre de près toute décision de la Commission concernant des dérogations à court terme. Si l’autorisation de suspension totale est accordée, les entreprises devront informer rapidement leurs voyageurs des aéroports appliquant cette dérogation à un moment donné. Les politiques de gestion des risques liés aux déplacements devront être mises à jour pour tenir compte de files d’attente potentiellement bien supérieures à la norme Schengen de 45 minutes.
À moyen terme, le ministère de l’Intérieur tchèque annonce accélérer l’installation de nouvelles portes automatiques au Terminal 2 et négocier des voies rapides bilatérales avec certains pays partenaires. Mais ces projets ne seront pas opérationnels avant 2027. D’ici là, le succès ou l’échec de la réponse de Bruxelles – attendue dans les semaines à venir – déterminera si les exportateurs tchèques bénéficient d’une saison estivale de conférences fluide ou s’ils doivent faire face à une vague de rendez-vous manqués et de réacheminements.
Bien que cet appel soit adressé à Bruxelles, les conséquences se font également sentir sur le terrain à Prague. L’aéroport Vaclav Havel fait partie des 29 aéroports aux frontières extérieures où l’EES est désormais pleinement opérationnel, ayant accueilli plus de 17 millions de passagers en 2025. Les autorités tchèques indiquent avoir déjà activé des voies de secours lors du pic matinal nord-américain pour éviter des retards en cascade sur les départs Schengen. Avec une prévision record de 18,8 millions de passagers cette année à Prague – et 40 millions de passagers supplémentaires attendus dans l’UE en juillet-août – toute perte de capacité de traitement pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de l’écosystème touristique tchèque, des hôtels et centres de congrès aux industriels exportateurs dépendant des déplacements professionnels en flux tendu.
Les organisations de l’aviation demandent à la Commission d’accorder aux États membres la liberté juridique de « désactiver » temporairement la biométrie de l’EES lorsque le volume de passagers dépasse la capacité physique des guichets frontaliers. Elles réclament également un mécanisme de flexibilité permanent, prêt pour septembre, permettant à la police aux frontières de suspendre la capture biométrique dans des circonstances exceptionnelles définies. Sans ce filet de sécurité, estiment-elles, l’Europe risque de subir un préjudice d’image et de « compromettre le tourisme et la connectivité » au moment même où elle concurrence les hubs américains et du Golfe pour le trafic de correspondance long-courrier.
Pour les responsables de la mobilité d’entreprise en République tchèque, le message est clair: prévoir des temps de correspondance minimum plus longs pour les cadres hors UE transitant par Prague ou d’autres hubs Schengen; conseiller aux voyageurs VIP de s’enregistrer biométriquement aux heures creuses lorsque c’est possible; et suivre de près toute décision de la Commission concernant des dérogations à court terme. Si l’autorisation de suspension totale est accordée, les entreprises devront informer rapidement leurs voyageurs des aéroports appliquant cette dérogation à un moment donné. Les politiques de gestion des risques liés aux déplacements devront être mises à jour pour tenir compte de files d’attente potentiellement bien supérieures à la norme Schengen de 45 minutes.
À moyen terme, le ministère de l’Intérieur tchèque annonce accélérer l’installation de nouvelles portes automatiques au Terminal 2 et négocier des voies rapides bilatérales avec certains pays partenaires. Mais ces projets ne seront pas opérationnels avant 2027. D’ici là, le succès ou l’échec de la réponse de Bruxelles – attendue dans les semaines à venir – déterminera si les exportateurs tchèques bénéficient d’une saison estivale de conférences fluide ou s’ils doivent faire face à une vague de rendez-vous manqués et de réacheminements.
Source : Euronews
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