
Parallèlement à la grève générale dans le secteur de l’aviation, les équipages de cabine et de cockpit d’EasyJet en Italie ont lancé une grève de 24 heures après l’échec des négociations sur le renouvellement des contrats. Selon le syndicat Uiltrasporti, le taux de participation a dépassé les 80 % à Milan-Malpensa, Rome-Fiumicino et Naples-Capodichino, entraînant l’annulation de la plupart des plus de 250 vols prévus par la compagnie low-cost le 5 juillet. Les syndicats rappellent que le dernier accord collectif de travail a expiré en septembre 2025 et accusent la compagnie de traîner les pieds alors qu’elle enregistre un nombre record de passagers. Les équipages réclament des augmentations salariales en adéquation avec l’inflation italienne de 6,8 %, une planification plus prévisible et des garanties sur les temps de repos, affirmant que les augmentations successives des horaires ont conduit à une fatigue proche des limites de sécurité. EasyJet rétorque que les coûts salariaux en Italie ont déjà augmenté de 12 % depuis 2023 et que sa proposition est alignée sur les accords récemment acceptés par le personnel en France et en Espagne. Cette grève a particulièrement pénalisé les voyageurs d’affaires sur les lignes Milan–Londres, Milan–Berlin et Naples–Paris, où EasyJet est souvent la seule option directe. Bien que la compagnie ait annulé de manière proactive environ la moitié de son programme trois jours à l’avance, de nombreux passagers se sont retrouvés à l’aéroport avec leurs vols de remplacement également annulés en raison de la grève plus large du Cub Trasporti. Les responsables de la mobilité doivent noter que l’Uiltrasporti menace de lancer des actions tournantes de 48 heures en août si la compagnie ne revient pas à la table des négociations avec une « proposition salariale crédible ». Les entreprises dépendant du réseau point-à-point d’EasyJet devraient envisager des itinéraires alternatifs via des compagnies traditionnelles, même à un coût plus élevé, et mettre à jour leurs systèmes d’approbation des voyages pour permettre la validation automatique des réémissions de billets pendant les périodes de grève.
Source : ANSA