
Les États-Unis ont discrètement laissé expirer la déclaration d’état d’urgence nationale concernant Hong Kong, retirant neuf personnes et entités d’une liste de sanctions établie sous le décret exécutif 13936. Cette décision, confirmée tard vendredi 17 juillet par le Bureau du contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain, supprime une couche de sanctions redondantes imposées après l’adoption par Pékin de la loi sur la sécurité nationale de Hong Kong en 2020. Trente-neuf responsables de Hong Kong et de la Chine continentale — dont le chef de l’exécutif John Lee et l’ancienne dirigeante Carrie Lam — restent sanctionnés en vertu de la loi distincte sur l’autonomie de Hong Kong. Les médias d’État chinois ont immédiatement salué cette expiration comme une preuve que Washington allait « restaurer le statut commercial spécial de Hong Kong », mais un porte-parole du Département d’État a déclaré à Reuters que les principales dispositions du décret 13936 et d’autres mesures de contrôle à l’exportation restent en vigueur. En pratique, Hong Kong continue d’être traité comme une partie de la Chine continentale pour les droits de douane américains, les licences de technologies sensibles et le contrôle des visas selon la section 999 de la loi américaine sur l’autorisation de la défense nationale. Pour les gestionnaires de mobilité internationale, la principale conclusion est que la plupart des restrictions liées aux voyages d’affaires — telles que les exigences de licence pour les entreprises américaines transportant des technologies contrôlées à Hong Kong — demeurent inchangées. Les banques et les sociétés de relocation doivent toujours effectuer des contrôles renforcés de diligence sur les hauts responsables de Hong Kong et les entités figurant sur la liste de la loi sur l’autonomie. Cependant, le retrait de neuf responsables moins connus devrait simplifier les démarches de paie et bancaires pour les expatriés américains détachés sur des projets liés au gouvernement de Hong Kong. Le gouvernement de la RAS de Hong Kong a salué ce qu’il a qualifié de « tournant positif » et a exhorté Washington à reprendre des échanges économiques normaux. Les analystes soulignent que cette mesure est plus symbolique que substantielle, mais notent qu’elle intervient dans un contexte d’apaisement plus large: les États-Unis et la Chine ont conclu en mai un accord limité de réduction tarifaire, et le président Trump a invité le président Xi Jinping à Washington en septembre. Les multinationales doivent donc rester attentives à d’éventuelles nouvelles réductions progressives qui pourraient faciliter les licences d’exportation à double usage ou rouvrir les négociations sur la réciprocité accélérée des visas. D’ici là, les équipes de conformité doivent considérer Hong Kong comme une destination à haut risque pour les exportations technologiques américaines, maintenir des listes de surveillance pour les désignés de la loi sur l’autonomie, et informer le personnel en déplacement que des contrôles secondaires dans les aéroports américains restent possibles s’ils ont eu des interactions avec des entités sanctionnées de Hong Kong.
Source : Reuters
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