
La Cour administrative fédérale allemande (BVerwG) a rendu une décision majeure le 22 octobre, resserrant les délais pour les visas de regroupement familial concernant les réfugiés reconnus. Dans l’affaire 1 C 22.25, les juges ont statué qu’un enfant ayant atteint ses 18 ans avant le dépôt de la demande de visa ne bénéficie plus du droit préférentiel de regroupement prévu par la directive européenne 2003/86 — même si l’enfant était mineur au moment où le parent a obtenu le statut de réfugié.
Le recours avait été déposé par une ressortissante irakienne née en septembre 2005, dont le père a obtenu l’asile en Allemagne en 2022. Elle a demandé un visa de regroupement familial à l’ambassade d’Allemagne à Bagdad en novembre 2023, soit deux mois après son 18e anniversaire. La demande a été rejetée tant par l’ambassade que par les juridictions inférieures, et la BVerwG a confirmé cette décision.
Pour les équipes en mobilité internationale, ce jugement fixe une échéance stricte: les demandes de visa pour les enfants doivent être déposées avant leur 18e anniversaire afin de bénéficier d’une procédure accélérée et d’une exemption des contrôles du marché du travail. Les employeurs accompagnant des réfugiés doivent intégrer des rappels de visa dans leurs processus de relocalisation et prévoir des audits réguliers du statut des ayants droit encore à l’étranger.
Concrètement, ce jugement pourrait entraîner une hausse des demandes de dérogations humanitaires, mais ces mesures discrétionnaires restent imprévisibles et peuvent entraîner des délais de traitement longs. Les conseillers juridiques recommandent de commencer la collecte des documents — passeports, actes de naissance, papiers de garde — six mois avant le 18e anniversaire de l’enfant, afin de pallier les retards possibles des ambassades.
Cette affaire illustre également la rigueur de la Cour dans l’harmonisation du droit allemand avec les normes européennes en matière de regroupement familial, une position qui devrait influencer les dossiers en cours concernant les délais d’attente pour le regroupement des conjoints.
Le recours avait été déposé par une ressortissante irakienne née en septembre 2005, dont le père a obtenu l’asile en Allemagne en 2022. Elle a demandé un visa de regroupement familial à l’ambassade d’Allemagne à Bagdad en novembre 2023, soit deux mois après son 18e anniversaire. La demande a été rejetée tant par l’ambassade que par les juridictions inférieures, et la BVerwG a confirmé cette décision.
Pour les équipes en mobilité internationale, ce jugement fixe une échéance stricte: les demandes de visa pour les enfants doivent être déposées avant leur 18e anniversaire afin de bénéficier d’une procédure accélérée et d’une exemption des contrôles du marché du travail. Les employeurs accompagnant des réfugiés doivent intégrer des rappels de visa dans leurs processus de relocalisation et prévoir des audits réguliers du statut des ayants droit encore à l’étranger.
Concrètement, ce jugement pourrait entraîner une hausse des demandes de dérogations humanitaires, mais ces mesures discrétionnaires restent imprévisibles et peuvent entraîner des délais de traitement longs. Les conseillers juridiques recommandent de commencer la collecte des documents — passeports, actes de naissance, papiers de garde — six mois avant le 18e anniversaire de l’enfant, afin de pallier les retards possibles des ambassades.
Cette affaire illustre également la rigueur de la Cour dans l’harmonisation du droit allemand avec les normes européennes en matière de regroupement familial, une position qui devrait influencer les dossiers en cours concernant les délais d’attente pour le regroupement des conjoints.
Source : Bundesverwaltungsgericht
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