
Les voyageurs d'affaires belges peuvent souffler un peu, du moins pour l'instant. Dans la nuit du mercredi 23 septembre 2026, les syndicats représentant les contrôleurs aériens de l'aéroport de Bruxelles-Sud Charleroi (CRL) ont annoncé la suspension immédiate de la grève nocturne qui paralysait depuis une semaine le deuxième aéroport passagers du pays. Ce mouvement social, qui se déroulait chaque nuit de 22h00 à 8h00, avait contraint des compagnies comme Ryanair, Wizz Air et TUI fly Belgium à annuler ou rediriger des dizaines de vols, perturbant des itinéraires serrés pour les cadres et les liaisons fret en pleine reprise post-estivale.
Le conflit porte sur les primes de nuit. Les contrôleurs de CRL perçoivent une indemnité inférieure à celle de leurs collègues de Liège, alors que Charleroi doit intégrer la même gestion à distance une fois que le nouveau centre de contrôle numérique de skeyes à Namur sera opérationnel en 2027. Les syndicats estiment que cette nouvelle organisation rendra injustifiable cet écart salarial et réclament une harmonisation des primes avant l’ouverture du centre à distance.
Après la proposition de médiation du ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke, les deux parties ont accepté une période de trêve pour permettre la poursuite des négociations sous la houlette d’un facilitateur externe. Pour les responsables de la mobilité d’entreprise, cette pause devrait se traduire par une stabilisation immédiate des plannings. Les compagnies rétablissent progressivement leurs arrivées tardives et départs matinaux, même si les retards accumulés dans le positionnement des avions et les heures de vol des équipages risquent de provoquer des perturbations résiduelles jusqu’au week-end.
Les voyageurs en correspondance à Bruxelles pour des connexions européennes — nombreux à utiliser le réseau low-cost de CRL pour rejoindre des pôles d’affaires secondaires — sont invités à reconfirmer leur vol au moins 24 heures à l’avance et à prévoir un délai supplémentaire pour d’éventuels réacheminements.
Cet épisode rappelle une fois de plus la fragilité des relations sociales dans le secteur des transports en Belgique, survenant seulement quatre mois après les grèves des manutentionnaires à l’aéroport de Bruxelles. Les entreprises aux chaînes d’approvisionnement sensibles au facteur temps ou aux déplacements fréquents en Wallonie gagneraient à revoir leurs plans de contingence, notamment en envisageant des itinéraires alternatifs via Lille, Eindhoven ou Bruxelles-Zaventem.
À plus long terme, les observateurs scruteront si le projet de tour de contrôle à distance de Namur tient ses promesses d’efficacité ou s’il ne fait que déplacer les tensions sociales dans un environnement high-tech.
Le conflit porte sur les primes de nuit. Les contrôleurs de CRL perçoivent une indemnité inférieure à celle de leurs collègues de Liège, alors que Charleroi doit intégrer la même gestion à distance une fois que le nouveau centre de contrôle numérique de skeyes à Namur sera opérationnel en 2027. Les syndicats estiment que cette nouvelle organisation rendra injustifiable cet écart salarial et réclament une harmonisation des primes avant l’ouverture du centre à distance.
Après la proposition de médiation du ministre de la Mobilité Jean-Luc Crucke, les deux parties ont accepté une période de trêve pour permettre la poursuite des négociations sous la houlette d’un facilitateur externe. Pour les responsables de la mobilité d’entreprise, cette pause devrait se traduire par une stabilisation immédiate des plannings. Les compagnies rétablissent progressivement leurs arrivées tardives et départs matinaux, même si les retards accumulés dans le positionnement des avions et les heures de vol des équipages risquent de provoquer des perturbations résiduelles jusqu’au week-end.
Les voyageurs en correspondance à Bruxelles pour des connexions européennes — nombreux à utiliser le réseau low-cost de CRL pour rejoindre des pôles d’affaires secondaires — sont invités à reconfirmer leur vol au moins 24 heures à l’avance et à prévoir un délai supplémentaire pour d’éventuels réacheminements.
Cet épisode rappelle une fois de plus la fragilité des relations sociales dans le secteur des transports en Belgique, survenant seulement quatre mois après les grèves des manutentionnaires à l’aéroport de Bruxelles. Les entreprises aux chaînes d’approvisionnement sensibles au facteur temps ou aux déplacements fréquents en Wallonie gagneraient à revoir leurs plans de contingence, notamment en envisageant des itinéraires alternatifs via Lille, Eindhoven ou Bruxelles-Zaventem.
À plus long terme, les observateurs scruteront si le projet de tour de contrôle à distance de Namur tient ses promesses d’efficacité ou s’il ne fait que déplacer les tensions sociales dans un environnement high-tech.
Source : Aviation24.be
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