
De nouvelles statistiques publiées le 25 septembre par l’Office fédéral autrichien de l’immigration et de l’asile (BFA) révèlent une forte augmentation des expulsions de citoyens de l’UE ne respectant pas les conditions de séjour. Au premier semestre 2026, l’Autriche a expulsé 3 462 personnes, soit une hausse de 22 % par rapport à la même période l’an dernier, avec en tête les ressortissants slovaques, hongrois et roumains. Ces chiffres, rapportés initialement par The Local et confirmés par le ministère de l’Intérieur, illustrent la fermeté accrue de Vienne face au « tourisme des prestations sociales » et aux troubles à l’ordre public.
Sur l’ensemble des expulsions, 1 078 concernaient des Slovaques et 718 des Hongrois, représentant plus de la moitié des ressortissants de l’UE expulsés. Les autorités insistent sur le fait que l’expulsion reste une mesure de dernier recours, appliquée uniquement après qu’un ordre d’expulsion (Ausweisung) est devenu exécutoire ou en cas de violation d’une interdiction de séjour (Aufenthaltsverbot). Cependant, des associations de la société civile dénoncent que de nombreuses personnes concernées étaient des travailleurs à faibles revenus ou des demandeurs d’emploi, pénalisés par des règles administratives plutôt que par une menace sécuritaire.
Selon la législation européenne sur la libre circulation, un citoyen peut séjourner plus de trois mois dans un autre État membre uniquement s’il est employé, travailleur indépendant, étudiant ou dispose de ressources suffisantes et d’une assurance maladie. L’Autriche a durci les critères l’an dernier, exigeant la preuve d’une assurance complète et d’un « emploi réel » avec un nombre minimum d’heures travaillées. Les critiques reprochent au BFA une interprétation stricte de ces règles, avec des ordres de départ émis pour des travailleurs saisonniers ne respectant pas les délais de remise des fiches de paie ou dont les contrats ont expiré.
Pour les employeurs, le message est clair: il faut s’assurer que les salariés détachés de l’UE sur des projets de longue durée disposent de certificats d’enregistrement valides (Anmeldebescheinigung) et que les services RH puissent fournir les documents requis à tout moment. Les responsables de la mobilité doivent également informer les salariés des conséquences possibles de condamnations pénales mineures, qui peuvent entraîner une procédure d’interdiction de séjour même pour des résidents européens de longue date.
Les entreprises situées près des zones frontalières — notamment les plateformes logistiques en Basse-Autriche et au Burgenland — sont soumises à une surveillance renforcée, la police effectuant régulièrement des contrôles sur les chantiers lors d’opérations conjointes avec les douanes. Le débat politique ne semble pas près de s’apaiser. Le ministre de l’Intérieur, Gerhard Karner, a défendu cette politique en soulignant que près de la moitié des personnes expulsées avaient un casier judiciaire. L’opposition écologiste réclame la création d’un médiateur pour examiner les cas d’expulsion et un meilleur accès à l’aide juridique pour permettre aux citoyens de l’UE de faire appel.
Par ailleurs, Bruxelles surveille la conformité des pratiques autrichiennes avec les exigences de proportionnalité de la directive 2004/38/CE. Toute procédure d’infraction pourrait compliquer la volonté de l’Autriche de rétablir la libre circulation Schengen complète à ses frontières terrestres en 2027.
Sur l’ensemble des expulsions, 1 078 concernaient des Slovaques et 718 des Hongrois, représentant plus de la moitié des ressortissants de l’UE expulsés. Les autorités insistent sur le fait que l’expulsion reste une mesure de dernier recours, appliquée uniquement après qu’un ordre d’expulsion (Ausweisung) est devenu exécutoire ou en cas de violation d’une interdiction de séjour (Aufenthaltsverbot). Cependant, des associations de la société civile dénoncent que de nombreuses personnes concernées étaient des travailleurs à faibles revenus ou des demandeurs d’emploi, pénalisés par des règles administratives plutôt que par une menace sécuritaire.
Selon la législation européenne sur la libre circulation, un citoyen peut séjourner plus de trois mois dans un autre État membre uniquement s’il est employé, travailleur indépendant, étudiant ou dispose de ressources suffisantes et d’une assurance maladie. L’Autriche a durci les critères l’an dernier, exigeant la preuve d’une assurance complète et d’un « emploi réel » avec un nombre minimum d’heures travaillées. Les critiques reprochent au BFA une interprétation stricte de ces règles, avec des ordres de départ émis pour des travailleurs saisonniers ne respectant pas les délais de remise des fiches de paie ou dont les contrats ont expiré.
Pour les employeurs, le message est clair: il faut s’assurer que les salariés détachés de l’UE sur des projets de longue durée disposent de certificats d’enregistrement valides (Anmeldebescheinigung) et que les services RH puissent fournir les documents requis à tout moment. Les responsables de la mobilité doivent également informer les salariés des conséquences possibles de condamnations pénales mineures, qui peuvent entraîner une procédure d’interdiction de séjour même pour des résidents européens de longue date.
Les entreprises situées près des zones frontalières — notamment les plateformes logistiques en Basse-Autriche et au Burgenland — sont soumises à une surveillance renforcée, la police effectuant régulièrement des contrôles sur les chantiers lors d’opérations conjointes avec les douanes. Le débat politique ne semble pas près de s’apaiser. Le ministre de l’Intérieur, Gerhard Karner, a défendu cette politique en soulignant que près de la moitié des personnes expulsées avaient un casier judiciaire. L’opposition écologiste réclame la création d’un médiateur pour examiner les cas d’expulsion et un meilleur accès à l’aide juridique pour permettre aux citoyens de l’UE de faire appel.
Par ailleurs, Bruxelles surveille la conformité des pratiques autrichiennes avec les exigences de proportionnalité de la directive 2004/38/CE. Toute procédure d’infraction pourrait compliquer la volonté de l’Autriche de rétablir la libre circulation Schengen complète à ses frontières terrestres en 2027.
Source : The Local Austria
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