
Un groupe de travail multipartite du Parlement finlandais a remis son rapport final sur la sécurité au ministre de la Défense, Antti Häkkänen, tard le 2 juin, dressant un tableau sombre des intentions de la Russie et recommandant que les pouvoirs extraordinaires de contrôle aux frontières restent en vigueur jusqu’aux années 2030. Ce groupe, créé après l’adhésion de la Finlande à l’OTAN en 2024, conclut que la capacité de Moscou à déstabiliser les pays voisins par une « migration instrumentalisée » et des attaques hybrides devrait perdurer au moins une décennie.
Bien que le rapport se concentre sur la défense, ses conclusions ont des répercussions directes pour les professionnels de la mobilité. Depuis fin 2023, les huit points de passage terrestres avec la Russie sont fermés au trafic passager, en vertu de plusieurs décrets gouvernementaux. Le groupe de travail estime qu’une réouverture prématurée risquerait de provoquer de nouvelles « campagnes de pression » utilisant les demandeurs d’asile comme levier.
Pour les entreprises, le message est clair: la liaison routière autrefois régulière entre Helsinki et Saint-Pétersbourg restera imprévisible. Les sociétés de logistique devront sans doute privilégier les ferries en mer Baltique ou le fret aérien, ce qui entraînera des coûts et des délais supplémentaires. Les responsables de la mobilité internationale gérant du personnel russe basé en Finlande devront continuer à utiliser les couloirs aériens Schengen, souvent via Istanbul, Belgrade ou Dubaï, pour les rotations.
Le rapport recommande également au gouvernement de prolonger la loi temporaire sur la sécurité des frontières avant son expiration prévue le 31 décembre 2026. Des responsables du ministère de l’Intérieur ont confirmé à Daily Finland qu’un projet de loi accéléré est en cours de préparation pour être soumis en septembre. S’il est adopté, il permettra aux autorités de fermer rapidement certains points de passage, de limiter les demandes d’asile à des lieux désignés et d’ériger des barrières physiques supplémentaires.
Les conseillers juridiques avertissent les entreprises qui déplacent du personnel non européen via la Finlande de suivre de près le calendrier législatif: un état d’urgence prolongé à la frontière pourrait entraîner des modifications de dernière minute des points d’entrée autorisés, des contrôles documentaires renforcés et des amendes pour responsabilité des transporteurs.
Par ailleurs, la Garde-frontière sollicite 17 millions d’euros de fonds supplémentaires de l’UE pour la surveillance par drones, signe que la surveillance high-tech – et non un retour à la normale – définira la frontière orientale pour les années à venir.
Bien que le rapport se concentre sur la défense, ses conclusions ont des répercussions directes pour les professionnels de la mobilité. Depuis fin 2023, les huit points de passage terrestres avec la Russie sont fermés au trafic passager, en vertu de plusieurs décrets gouvernementaux. Le groupe de travail estime qu’une réouverture prématurée risquerait de provoquer de nouvelles « campagnes de pression » utilisant les demandeurs d’asile comme levier.
Pour les entreprises, le message est clair: la liaison routière autrefois régulière entre Helsinki et Saint-Pétersbourg restera imprévisible. Les sociétés de logistique devront sans doute privilégier les ferries en mer Baltique ou le fret aérien, ce qui entraînera des coûts et des délais supplémentaires. Les responsables de la mobilité internationale gérant du personnel russe basé en Finlande devront continuer à utiliser les couloirs aériens Schengen, souvent via Istanbul, Belgrade ou Dubaï, pour les rotations.
Le rapport recommande également au gouvernement de prolonger la loi temporaire sur la sécurité des frontières avant son expiration prévue le 31 décembre 2026. Des responsables du ministère de l’Intérieur ont confirmé à Daily Finland qu’un projet de loi accéléré est en cours de préparation pour être soumis en septembre. S’il est adopté, il permettra aux autorités de fermer rapidement certains points de passage, de limiter les demandes d’asile à des lieux désignés et d’ériger des barrières physiques supplémentaires.
Les conseillers juridiques avertissent les entreprises qui déplacent du personnel non européen via la Finlande de suivre de près le calendrier législatif: un état d’urgence prolongé à la frontière pourrait entraîner des modifications de dernière minute des points d’entrée autorisés, des contrôles documentaires renforcés et des amendes pour responsabilité des transporteurs.
Par ailleurs, la Garde-frontière sollicite 17 millions d’euros de fonds supplémentaires de l’UE pour la surveillance par drones, signe que la surveillance high-tech – et non un retour à la normale – définira la frontière orientale pour les années à venir.
Source : Daily Finland
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