
De nouvelles données de Statistique Canada analysées par la société d’intelligence touristique Skift révèlent que les voyages des Canadiens vers les États-Unis ont légèrement augmenté en juin, marquant ainsi une quatrième hausse mensuelle consécutive. Cependant, les volumes restent inférieurs de 28,7 % aux niveaux enregistrés avant le boycott de 2024. Cette reprise est principalement portée par les voyageurs de loisirs en voiture en Ontario et au Québec, ainsi que par les voyageurs d’affaires qui rétablissent les chaînes d’approvisionnement entre les États-Unis et le Canada en vue de l’ouverture du pont Gordie Howe.
Ces chiffres interviennent 18 mois après que l’ancien Premier ministre Justin Trudeau avait incité les citoyens à éviter les déplacements aux États-Unis, en réaction aux tarifs protectionnistes et au climat politique tendu sous l’administration Trump. Si ce boycott informel a réduit les dépenses transfrontalières d’environ 5,2 milliards de dollars canadiens en 2025, la lassitude des consommateurs et la vigueur du dollar canadien atténuent progressivement ses effets.
Les plateformes de réservation de billets d’avion dressent un tableau contrasté. FlightHub rapporte une hausse de 21 % des réservations aller-retour vers les hubs américains, mais à partir d’un niveau très bas, tandis que l’agence d’affaires HRG indique que les billets de voyages d’affaires gérés restent en baisse de 35 %, de nombreuses entreprises ayant adopté les réunions virtuelles pendant le boycott.
Pour les gestionnaires de mobilité, cette tendance suggère une reprise de la demande pour les facilités de visa L-1 et B-1/B-2, notamment dans les corridors de Détroit, Seattle et New York. Les employeurs doivent continuer à surveiller l’évolution des délais d’attente aux consulats américains: les rendez-vous pour les visas à Toronto dépassent toujours 45 jours, alors qu’à Ottawa et Calgary, ils sont passés sous la barre des 30 jours.
Si les tensions politiques s’apaisent après les élections de mi-mandat américaines en novembre, les analystes prévoient un rebond plus marqué en 2027. En revanche, toute escalade, comme de nouveaux tarifs douaniers ou des réductions de personnel aux frontières, pourrait rapidement freiner cette progression, soulignant l’importance de politiques de voyage flexibles et d’options d’itinéraires alternatives.
Ces chiffres interviennent 18 mois après que l’ancien Premier ministre Justin Trudeau avait incité les citoyens à éviter les déplacements aux États-Unis, en réaction aux tarifs protectionnistes et au climat politique tendu sous l’administration Trump. Si ce boycott informel a réduit les dépenses transfrontalières d’environ 5,2 milliards de dollars canadiens en 2025, la lassitude des consommateurs et la vigueur du dollar canadien atténuent progressivement ses effets.
Les plateformes de réservation de billets d’avion dressent un tableau contrasté. FlightHub rapporte une hausse de 21 % des réservations aller-retour vers les hubs américains, mais à partir d’un niveau très bas, tandis que l’agence d’affaires HRG indique que les billets de voyages d’affaires gérés restent en baisse de 35 %, de nombreuses entreprises ayant adopté les réunions virtuelles pendant le boycott.
Pour les gestionnaires de mobilité, cette tendance suggère une reprise de la demande pour les facilités de visa L-1 et B-1/B-2, notamment dans les corridors de Détroit, Seattle et New York. Les employeurs doivent continuer à surveiller l’évolution des délais d’attente aux consulats américains: les rendez-vous pour les visas à Toronto dépassent toujours 45 jours, alors qu’à Ottawa et Calgary, ils sont passés sous la barre des 30 jours.
Si les tensions politiques s’apaisent après les élections de mi-mandat américaines en novembre, les analystes prévoient un rebond plus marqué en 2027. En revanche, toute escalade, comme de nouveaux tarifs douaniers ou des réductions de personnel aux frontières, pourrait rapidement freiner cette progression, soulignant l’importance de politiques de voyage flexibles et d’options d’itinéraires alternatives.
Source : Skift