
Le cabinet spécialisé en migration Heenan & Browne met en garde contre la proposition du gouvernement d’ajouter une condition obligatoire de « Pas de Séjour Supplémentaire » (No Further Stay, NFS) à tous les visas de visiteur, qui pourrait se retourner contre les familles, malgré les affirmations ministérielles selon lesquelles cela faciliterait la réunification temporaire des partenaires à l’étranger avec leurs conjoints australiens. Dans un rapport publié par The National Tribune le 25 septembre, le cabinet souligne que tout dépendra des détails: des visas à entrée unique et d’une durée de trois mois risquent de ne guère atténuer la séparation. Actuellement, de nombreux visiteurs utilisent des demandes sur le territoire pour obtenir des visas relais et rester en Australie — une pratique que le gouvernement souhaite limiter dans sa volonté de réduire les flux migratoires. Le ministre de l’Intérieur, Tony Burke, soutient que rendre les visas de visiteur strictement temporaires devrait permettre d’accorder davantage de visas à de vrais touristes et partenaires. Heenan & Browne rétorque que, sans options à entrées multiples et séjours prolongés, les couples devront toujours faire face à des demandes répétées coûteuses et à des frais de transport élevés. Des cas comme celui de « Stuart et May », mis en avant par le cabinet, illustrent comment une grossesse ou une maladie peut rendre un visa à entrée unique de trois mois inadapté dans le cadre des règles actuelles du NFS. Les entreprises employant des étrangers titulaires de visas partenaires doivent suivre de près la rédaction de cette politique. Si la condition NFS devient systématique, les missions de courte durée pour les personnes à charge pourraient se compliquer, et les équipes RH devront suivre scrupuleusement les dates de départ pour éviter tout dépassement de séjour involontaire.
Source : The National Tribune