
L’édition du 13 juin de la Gazette du Canada a discrètement révélé des pouvoirs réglementaires étendus qui pourraient transformer la manière dont Ottawa gère les retards en matière d’immigration lors de crises d’intérêt public. En vertu des modifications apportées par la Loi sur le renforcement du système d’immigration et des frontières du Canada, adoptée le 26 mars 2026, le gouverneur en conseil peut désormais émettre des décrets qui annulent, suspendent ou modifient en masse des visas et permis, ou gèlent l’admission de nouvelles demandes ainsi que celles en cours.
Alors qu’IRCC dispose déjà du pouvoir de refuser ou de révoquer des dossiers individuels, ce nouveau mécanisme permet une action à l’échelle des programmes — à l’image des ordonnances frontalières liées à la COVID-19 — sans nécessiter de législation d’urgence sanitaire. La Gazette évoque des scénarios tels que de futures épidémies, des fraudes à grande échelle ou des « événements géopolitiques menaçant l’intégrité du système d’immigration canadien » comme déclencheurs potentiels.
Pour les employeurs et les travailleurs étrangers, cette évolution introduit une nouvelle incertitude. Un seul décret pourrait, en théorie, suspendre des catégories entières comme les permis d’études ou les nominations provinciales, bouleversant du jour au lendemain les filières de recrutement. Les avocats spécialisés en immigration recommandent à leurs clients d’élaborer des plans de contingence incluant des options alternatives d’autorisation de travail (par exemple, l’ACEUM ou les transferts intra-entreprise) et de conserver des copies numériques de toutes les lettres d’approbation au cas où les documents physiques seraient invalidés.
La Gazette précise que toute ordonnance de suspension massive doit en définir la portée, la durée et les mécanismes de révision, et que les demandeurs concernés auront accès à un contrôle judiciaire. Néanmoins, la perspective d’annulations généralisées fait peser un risque réputationnel sur le Canada en tant que destination pour les talents internationaux — surtout après la suspension liée à l’épidémie d’Ebola le mois dernier, qui a affecté 36 000 visas de résidence permanente.
Les parties prenantes disposent de 30 jours pour soumettre leurs commentaires. Les multinationales devraient envisager de se joindre aux associations professionnelles pour réclamer des seuils clairs de consultation et des dispositions compensatoires avant qu’un décret ne puisse modifier les droits existants.
Alors qu’IRCC dispose déjà du pouvoir de refuser ou de révoquer des dossiers individuels, ce nouveau mécanisme permet une action à l’échelle des programmes — à l’image des ordonnances frontalières liées à la COVID-19 — sans nécessiter de législation d’urgence sanitaire. La Gazette évoque des scénarios tels que de futures épidémies, des fraudes à grande échelle ou des « événements géopolitiques menaçant l’intégrité du système d’immigration canadien » comme déclencheurs potentiels.
Pour les employeurs et les travailleurs étrangers, cette évolution introduit une nouvelle incertitude. Un seul décret pourrait, en théorie, suspendre des catégories entières comme les permis d’études ou les nominations provinciales, bouleversant du jour au lendemain les filières de recrutement. Les avocats spécialisés en immigration recommandent à leurs clients d’élaborer des plans de contingence incluant des options alternatives d’autorisation de travail (par exemple, l’ACEUM ou les transferts intra-entreprise) et de conserver des copies numériques de toutes les lettres d’approbation au cas où les documents physiques seraient invalidés.
La Gazette précise que toute ordonnance de suspension massive doit en définir la portée, la durée et les mécanismes de révision, et que les demandeurs concernés auront accès à un contrôle judiciaire. Néanmoins, la perspective d’annulations généralisées fait peser un risque réputationnel sur le Canada en tant que destination pour les talents internationaux — surtout après la suspension liée à l’épidémie d’Ebola le mois dernier, qui a affecté 36 000 visas de résidence permanente.
Les parties prenantes disposent de 30 jours pour soumettre leurs commentaires. Les multinationales devraient envisager de se joindre aux associations professionnelles pour réclamer des seuils clairs de consultation et des dispositions compensatoires avant qu’un décret ne puisse modifier les droits existants.
Source : Canada Gazette
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