
La Belgique s’est jointe à 18 autres États membres de l’Union européenne pour exiger une visioconférence urgente des ministres de l’Intérieur, suite à l’entrée massive et dramatique d’environ 60 000 migrants dans l’enclave nord-africaine espagnole de Ceuta cette semaine, qui a fait au moins 67 morts. Dans une lettre commune publiée le samedi 1er août 2026 et signée par le Premier ministre belge Alexander De Croo ainsi que les dirigeants d’Italie, du Danemark, d’Autriche et de 14 autres capitales, Bruxelles met en garde contre les traversées frontalières incontrôlées et « l’instrumentalisation de la migration », qui menacent l’intégrité de l’espace Schengen et pourraient rapidement affecter tous les États membres si aucune réponse n’est apportée.
Cette intervention fait suite à la décision de l’Espagne de déployer des troupes et d’installer une barrière flottante de 500 mètres au large de la plage de Tarajal à Ceuta, après que des milliers de ressortissants majoritairement marocains ont franchi les frontières terrestres et maritimes les 30 et 31 juillet. Dans un contexte chaotique, l’Espagne a envoyé des renforts par voie aérienne tandis que le Maroc utilisait des canons à eau et des gaz lacrymogènes de son côté de la clôture. Dès samedi matin, des milliers de migrants avaient entamé le long retour à pied le long de la digue, mais les autorités espagnoles ont confirmé 67 décès dus à la noyade, au piétinement et à l’inhalation de gaz lacrymogène.
Pour la Belgique, cet épisode ravive les souvenirs de la crise migratoire de 2015-2016 et souligne la sensibilité politique des défaillances aux frontières extérieures, alors que le Système Entrée/Sortie (SES) de l’UE est encore en phase d’adaptation et que le trafic estival approche des niveaux d’avant la pandémie. Les diplomates belges ont indiqué que le pays soutient une « solidarité ciblée » avec l’Espagne, mais rejette les appels – notamment du gouvernement italien – à suspendre Madrid de l’espace Schengen. « La punition collective n’est pas la solution; c’est la coordination opérationnelle qui prime », a déclaré une source haut placée au ministère belge de l’Intérieur à la presse basée à Bruxelles.
Concrètement, les entreprises belges dont le personnel circule entre Ceuta ou l’Espagne continentale ont déjà reçu des consignes du ministère des Affaires étrangères pour s’attendre à des contrôles frontaliers ponctuels, des files d’attente plus longues dans les ports et aéroports, ainsi qu’à d’éventuelles perturbations à l’aéroport de Bruxelles si les compagnies aériennes modifient leurs horaires de vol. Les multinationales gérant des chaînes d’approvisionnement entre l’Afrique du Nord et l’UE via l’Espagne sont invitées à envisager des itinéraires alternatifs via Zeebrugge ou Anvers, au cas où le fret maritime serait temporairement détourné du détroit de Gibraltar.
Les analystes soulignent que cette lettre commune pourrait accélérer les négociations sur le Pacte européen sur la migration et l’asile, que la Belgique devra piloter lors de sa présidence tournante du Conseil à partir du 1er janvier 2027. Ils avertissent qu’un échec à trouver un consensus risquerait d’aboutir à un patchwork de contrôles frontaliers unilatéraux, entravant les déplacements professionnels et augmentant les coûts de conformité pour les équipes RH en charge de la mobilité à travers l’Europe.
Cette intervention fait suite à la décision de l’Espagne de déployer des troupes et d’installer une barrière flottante de 500 mètres au large de la plage de Tarajal à Ceuta, après que des milliers de ressortissants majoritairement marocains ont franchi les frontières terrestres et maritimes les 30 et 31 juillet. Dans un contexte chaotique, l’Espagne a envoyé des renforts par voie aérienne tandis que le Maroc utilisait des canons à eau et des gaz lacrymogènes de son côté de la clôture. Dès samedi matin, des milliers de migrants avaient entamé le long retour à pied le long de la digue, mais les autorités espagnoles ont confirmé 67 décès dus à la noyade, au piétinement et à l’inhalation de gaz lacrymogène.
Pour la Belgique, cet épisode ravive les souvenirs de la crise migratoire de 2015-2016 et souligne la sensibilité politique des défaillances aux frontières extérieures, alors que le Système Entrée/Sortie (SES) de l’UE est encore en phase d’adaptation et que le trafic estival approche des niveaux d’avant la pandémie. Les diplomates belges ont indiqué que le pays soutient une « solidarité ciblée » avec l’Espagne, mais rejette les appels – notamment du gouvernement italien – à suspendre Madrid de l’espace Schengen. « La punition collective n’est pas la solution; c’est la coordination opérationnelle qui prime », a déclaré une source haut placée au ministère belge de l’Intérieur à la presse basée à Bruxelles.
Concrètement, les entreprises belges dont le personnel circule entre Ceuta ou l’Espagne continentale ont déjà reçu des consignes du ministère des Affaires étrangères pour s’attendre à des contrôles frontaliers ponctuels, des files d’attente plus longues dans les ports et aéroports, ainsi qu’à d’éventuelles perturbations à l’aéroport de Bruxelles si les compagnies aériennes modifient leurs horaires de vol. Les multinationales gérant des chaînes d’approvisionnement entre l’Afrique du Nord et l’UE via l’Espagne sont invitées à envisager des itinéraires alternatifs via Zeebrugge ou Anvers, au cas où le fret maritime serait temporairement détourné du détroit de Gibraltar.
Les analystes soulignent que cette lettre commune pourrait accélérer les négociations sur le Pacte européen sur la migration et l’asile, que la Belgique devra piloter lors de sa présidence tournante du Conseil à partir du 1er janvier 2027. Ils avertissent qu’un échec à trouver un consensus risquerait d’aboutir à un patchwork de contrôles frontaliers unilatéraux, entravant les déplacements professionnels et augmentant les coûts de conformité pour les équipes RH en charge de la mobilité à travers l’Europe.
Source : AP News