
La ruée estivale des vacances à l’aéroport Josep Tarradellas Barcelona-El Prat s’apprête à subir de graves perturbations après que le comité d’entreprise de Groundforce, dirigé par le syndicat CGT, a confirmé le 3 août le début d’une grève illimitée à partir de minuit le mardi 4 août. Les 1 179 employés assurent tous les services de gestion des passagers, d’enregistrement, d’embarquement et de coordination des vols pour plus de 40 compagnies aériennes qui dépendent de ce prestataire à l’aéroport le plus fréquenté d’Espagne après Madrid.
Les représentants syndicaux dénoncent des mois de négociations avec la direction sans « aucune proposition concrète » pour remédier à ce qu’ils qualifient d’« effondrement de la sécurité au travail » et de sous-effectif chronique. Selon l’avis de grève, les heures supplémentaires ont doublé depuis juin, alors que l’afflux touristique dépasse les niveaux d’avant la pandémie, et que l’entreprise n’a pas renouvelé les contrats temporaires arrivés à échéance en juillet. Esther García, porte-parole de la CGT, avertit que « le pic estival sera ingérable à moins que l’entreprise ne négocie un plan de recrutement et des garanties pour les nouvelles embauches ».
Par la loi, le ministère espagnol des Transports fixera des niveaux de service minimum pour maintenir les opérations essentielles. Dans des conflits similaires, ces niveaux ont oscillé entre 70 % et 90 % pour les vols passagers, ce qui signifie que les voyageurs doivent s’attendre à de longues files d’attente aux comptoirs d’enregistrement, aux dépôts de bagages et aux portes d’embarquement. Des compagnies comme Lufthansa, Emirates et Vueling ont commencé à envoyer des courriels aux passagers les invitant à arriver au moins trois heures avant le départ et à voyager uniquement avec un bagage à main lorsque cela est possible.
Les responsables des voyages d’affaires se préparent déjà à des répercussions sur le réseau aérien européen, déjà très tendu. Barcelone est un hub clé pour les rotations d’équipages de croisières et pour le corridor technologique en pleine expansion reliant la ville à Madrid et Valence. Des correspondances manquées pourraient contraindre les entreprises à réacheminer leur personnel via Madrid ou Palma, augmentant ainsi les coûts et l’empreinte carbone. Les cabinets de conseil en gestion des risques recommandent d’intégrer des marges de 24 heures dans les itinéraires pour au moins la semaine à venir.
Si aucun accord n’est trouvé, la grève pourrait s’étendre. La CGT affirme avoir reçu des promesses de solidarité de la part des personnels de handling à Madrid, Ibiza et Málaga, où des revendications salariales distinctes restent en suspens. Les observateurs soulignent que la maison-mère de Groundforce, Globalia, est en pleine renégociation de sa dette avec ses créanciers, limitant ainsi les marges de manœuvre pour des augmentations salariales. Le ministère du Travail a proposé une médiation, mais aucune nouvelle réunion n’a encore été programmée.
Les représentants syndicaux dénoncent des mois de négociations avec la direction sans « aucune proposition concrète » pour remédier à ce qu’ils qualifient d’« effondrement de la sécurité au travail » et de sous-effectif chronique. Selon l’avis de grève, les heures supplémentaires ont doublé depuis juin, alors que l’afflux touristique dépasse les niveaux d’avant la pandémie, et que l’entreprise n’a pas renouvelé les contrats temporaires arrivés à échéance en juillet. Esther García, porte-parole de la CGT, avertit que « le pic estival sera ingérable à moins que l’entreprise ne négocie un plan de recrutement et des garanties pour les nouvelles embauches ».
Par la loi, le ministère espagnol des Transports fixera des niveaux de service minimum pour maintenir les opérations essentielles. Dans des conflits similaires, ces niveaux ont oscillé entre 70 % et 90 % pour les vols passagers, ce qui signifie que les voyageurs doivent s’attendre à de longues files d’attente aux comptoirs d’enregistrement, aux dépôts de bagages et aux portes d’embarquement. Des compagnies comme Lufthansa, Emirates et Vueling ont commencé à envoyer des courriels aux passagers les invitant à arriver au moins trois heures avant le départ et à voyager uniquement avec un bagage à main lorsque cela est possible.
Les responsables des voyages d’affaires se préparent déjà à des répercussions sur le réseau aérien européen, déjà très tendu. Barcelone est un hub clé pour les rotations d’équipages de croisières et pour le corridor technologique en pleine expansion reliant la ville à Madrid et Valence. Des correspondances manquées pourraient contraindre les entreprises à réacheminer leur personnel via Madrid ou Palma, augmentant ainsi les coûts et l’empreinte carbone. Les cabinets de conseil en gestion des risques recommandent d’intégrer des marges de 24 heures dans les itinéraires pour au moins la semaine à venir.
Si aucun accord n’est trouvé, la grève pourrait s’étendre. La CGT affirme avoir reçu des promesses de solidarité de la part des personnels de handling à Madrid, Ibiza et Málaga, où des revendications salariales distinctes restent en suspens. Les observateurs soulignent que la maison-mère de Groundforce, Globalia, est en pleine renégociation de sa dette avec ses créanciers, limitant ainsi les marges de manœuvre pour des augmentations salariales. Le ministère du Travail a proposé une médiation, mais aucune nouvelle réunion n’a encore été programmée.
Source : El País
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