
Depuis minuit le 30 septembre 2026, les Pays-Bas ont levé les contrôles temporaires aux frontières intérieures qu’ils avaient réintroduits en juin, selon le dernier tableau de bord Schengen de la Commission européenne. Ces contrôles, effectués par la Koninklijke Marechaussee aux principaux points de passage routiers et aux portes intra-Schengen de Schiphol, avaient été justifiés par La Haye en réponse à l’augmentation des demandes d’asile et aux capacités limitées des centres d’accueil. Les autorités néerlandaises ont confirmé aux médias locaux qu’aucune demande formelle de prolongation n’a été déposée auprès de Bruxelles, ce qui signifie que les contrôles policiers de routine reviendront au modèle de profilage des risques en vigueur avant juin. Les transporteurs n’ont donc plus besoin d’informer les passagers d’éventuelles vérifications d’identité sur les lignes ferroviaires et de bus Amsterdam–Berlin et Amsterdam–Cologne. Pour les entreprises allemandes, cette fin de contrôle est une bonne nouvelle: les opérateurs logistiques assurant la livraison juste-à-temps de composants entre la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la Randstad avaient signalé des retards pouvant atteindre une heure aux heures de pointe. Néanmoins, les gestionnaires de mobilité doivent rester vigilants; La Haye a laissé la porte ouverte à une réintroduction des contrôles en vertu de l’article 25 du Code frontières Schengen si la « pression migratoire » venait à augmenter à nouveau durant l’hiver. Cet épisode illustre la tendance croissante aux suspensions répétées et de courte durée de la libre circulation Schengen. Alors que l’Allemagne maintient elle-même des contrôles étendus aux frontières terrestres jusqu’en mars 2027, les entreprises avec des flux transfrontaliers de personnel ou de marchandises sont invitées à surveiller les portails de notification de l’UE et à s’abonner aux alertes trafic en temps réel.