
Chypre ne s’attend plus à devenir membre à part entière de l’espace Schengen en 2026. Lors d’une interview accordée au diffuseur public CyBC, le ministre délégué à la Migration, Nicholas Ioannides, a reconnu que les négociations politiques à Bruxelles avancent plus lentement que prévu et a indiqué que le gouvernement vise désormais une « intégration complète en 2027 ». Cette déclaration, rapportée le 12 octobre par le média spécialisé IMI Daily, revoit à la baisse les attentes fixées par le président Nikos Christodoulides pour 2025.
Techniquement, Chypre est prête. Depuis juillet 2023, l’île utilise le Système d’Information Schengen, et d’ici début novembre, elle aura achevé les six dernières actions identifiées par la Commission européenne. Le principal obstacle reste l’unanimité au sein du Conseil de l’UE. Des pays comme l’Autriche et les Pays-Bas exigent des garanties quant à la capacité de Chypre à contrôler la frontière de facto avec le nord et à mettre en œuvre le nouveau système biométrique d’entrée/sortie de l’UE, sans transformer la Ligne Verte en une frontière « dure ».
Ioannides a précisé que Nicosie a entamé une diplomatie bilatérale, en commençant par le Luxembourg, pour convaincre les sceptiques. Il a également évoqué une coordination renforcée avec Frontex pour surveiller les entrées et sorties, ainsi que des ajustements juridiques visant à codifier les règles de franchissement de la Ligne Verte dans le droit européen.
Jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé, les permis de séjour chypriotes et les visas nationaux restent valables uniquement à Chypre, ce qui complique la situation des ressortissants de pays tiers espérant que leur statut chypriote leur ouvrira bientôt une mobilité européenne plus large.
Pour les entreprises, ce retard a des conséquences concrètes. Celles qui prévoient d’implanter des équipes régionales à Chypre doivent prévoir au moins une année supplémentaire de double conformité — un ensemble de règles pour Schengen, un autre pour Chypre. Les lettres de mission, les calculs des 90/180 jours et les notifications de travailleurs détachés doivent continuer à considérer Chypre comme hors Schengen jusqu’en 2027.
Les responsables RH doivent aussi suivre les effets indirects potentiels: le gouvernement revoit ses seuils pour les visas dorés ainsi que ses accords de travail avec l’Égypte et l’Inde, afin de combler les pénuries de compétences tout en limitant l’immigration irrégulière. Ces changements pourraient intervenir avant le vote sur Schengen et influencer les stratégies de recrutement dans les secteurs de la construction, du tourisme et de la santé.
Techniquement, Chypre est prête. Depuis juillet 2023, l’île utilise le Système d’Information Schengen, et d’ici début novembre, elle aura achevé les six dernières actions identifiées par la Commission européenne. Le principal obstacle reste l’unanimité au sein du Conseil de l’UE. Des pays comme l’Autriche et les Pays-Bas exigent des garanties quant à la capacité de Chypre à contrôler la frontière de facto avec le nord et à mettre en œuvre le nouveau système biométrique d’entrée/sortie de l’UE, sans transformer la Ligne Verte en une frontière « dure ».
Ioannides a précisé que Nicosie a entamé une diplomatie bilatérale, en commençant par le Luxembourg, pour convaincre les sceptiques. Il a également évoqué une coordination renforcée avec Frontex pour surveiller les entrées et sorties, ainsi que des ajustements juridiques visant à codifier les règles de franchissement de la Ligne Verte dans le droit européen.
Jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé, les permis de séjour chypriotes et les visas nationaux restent valables uniquement à Chypre, ce qui complique la situation des ressortissants de pays tiers espérant que leur statut chypriote leur ouvrira bientôt une mobilité européenne plus large.
Pour les entreprises, ce retard a des conséquences concrètes. Celles qui prévoient d’implanter des équipes régionales à Chypre doivent prévoir au moins une année supplémentaire de double conformité — un ensemble de règles pour Schengen, un autre pour Chypre. Les lettres de mission, les calculs des 90/180 jours et les notifications de travailleurs détachés doivent continuer à considérer Chypre comme hors Schengen jusqu’en 2027.
Les responsables RH doivent aussi suivre les effets indirects potentiels: le gouvernement revoit ses seuils pour les visas dorés ainsi que ses accords de travail avec l’Égypte et l’Inde, afin de combler les pénuries de compétences tout en limitant l’immigration irrégulière. Ces changements pourraient intervenir avant le vote sur Schengen et influencer les stratégies de recrutement dans les secteurs de la construction, du tourisme et de la santé.
Source : IMI Daily