
Le ministère fédéral de l’Intérieur allemand a officiellement informé la Commission européenne de sa décision de prolonger les contrôles systématiques à toutes les frontières terrestres de l’Allemagne pour une nouvelle période de six mois, du 16 septembre 2026 au 15 mars 2027. Le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt (CSU), justifie cette mesure par la persistance des pressions migratoires irrégulières aux frontières extérieures de l’Europe, les réseaux de passeurs opérant le long des routes des Balkans et de la Méditerranée centrale, ainsi que par les préoccupations sécuritaires accrues liées à la guerre de la Russie en Ukraine et à l’instabilité au Moyen-Orient et en Asie centrale.
La réintroduction des contrôles aux frontières allemandes avec l’Autriche en 2024 avait initialement été présentée comme une mesure d’urgence temporaire. Depuis, cette mesure a été renouvelée à trois reprises et étendue progressivement à l’ensemble des frontières terrestres allemandes, incluant les passages avec la Pologne, la République tchèque, la Suisse, la France, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark. Selon le Code frontières Schengen, ces contrôles internes doivent rester une réponse « de dernier recours » et « temporaire » à une menace spécifique, chaque prolongation nécessitant une justification détaillée auprès de Bruxelles.
Les critiques se multiplient à Bruxelles et dans les capitales voisines. Le commissaire européen à la Migration, Magnus Brunner, a averti cet été que ces renouvellements répétés compromettent le principe de libre circulation de Schengen et risquent de provoquer un effet domino si d’autres États membres emboîtent le pas. Des associations de la société civile en Allemagne soulignent que la majorité des entrées irrégulières se font désormais par des demandeurs d’asile qui se présentent de toute façon aux points de passage officiels, rendant les contrôles généralisés disproportionnés.
Pour les voyageurs d’affaires et les travailleurs frontaliers, l’impact concret se traduit par des files d’attente plus longues et des contrôles aléatoires sur les véhicules et les trains. Les ressortissants non européens sont invités à toujours porter sur eux leur passeport et leur titre de séjour, car les agents peuvent demander une preuve de leur statut légal lors des patrouilles à l’intérieur de la zone frontalière de 30 kilomètres. Si les règles de visa et le droit de circuler en Allemagne restent inchangés, les entreprises doivent anticiper d’éventuels retards dans leurs plans logistiques et leurs politiques de déplacement des employés, notamment pour les navettes franchissant plusieurs fois par jour les frontières.
Cette notification allemande déclenche un examen par la Commission européenne, qui pourrait émettre un avis remettant en cause la proportionnalité de la mesure, mais ne peut pas bloquer unilatéralement sa prolongation. À moins d’un changement de cap du gouvernement fédéral, les contrôles systématiques aux frontières terrestres seront donc en place pour au moins deux ans et demi — une durée sans précédent dans l’histoire de Schengen, qui illustre les défis auxquels l’Europe est confrontée pour concilier mobilité et sécurité dans un contexte de crises multiples.
La réintroduction des contrôles aux frontières allemandes avec l’Autriche en 2024 avait initialement été présentée comme une mesure d’urgence temporaire. Depuis, cette mesure a été renouvelée à trois reprises et étendue progressivement à l’ensemble des frontières terrestres allemandes, incluant les passages avec la Pologne, la République tchèque, la Suisse, la France, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark. Selon le Code frontières Schengen, ces contrôles internes doivent rester une réponse « de dernier recours » et « temporaire » à une menace spécifique, chaque prolongation nécessitant une justification détaillée auprès de Bruxelles.
Les critiques se multiplient à Bruxelles et dans les capitales voisines. Le commissaire européen à la Migration, Magnus Brunner, a averti cet été que ces renouvellements répétés compromettent le principe de libre circulation de Schengen et risquent de provoquer un effet domino si d’autres États membres emboîtent le pas. Des associations de la société civile en Allemagne soulignent que la majorité des entrées irrégulières se font désormais par des demandeurs d’asile qui se présentent de toute façon aux points de passage officiels, rendant les contrôles généralisés disproportionnés.
Pour les voyageurs d’affaires et les travailleurs frontaliers, l’impact concret se traduit par des files d’attente plus longues et des contrôles aléatoires sur les véhicules et les trains. Les ressortissants non européens sont invités à toujours porter sur eux leur passeport et leur titre de séjour, car les agents peuvent demander une preuve de leur statut légal lors des patrouilles à l’intérieur de la zone frontalière de 30 kilomètres. Si les règles de visa et le droit de circuler en Allemagne restent inchangés, les entreprises doivent anticiper d’éventuels retards dans leurs plans logistiques et leurs politiques de déplacement des employés, notamment pour les navettes franchissant plusieurs fois par jour les frontières.
Cette notification allemande déclenche un examen par la Commission européenne, qui pourrait émettre un avis remettant en cause la proportionnalité de la mesure, mais ne peut pas bloquer unilatéralement sa prolongation. À moins d’un changement de cap du gouvernement fédéral, les contrôles systématiques aux frontières terrestres seront donc en place pour au moins deux ans et demi — une durée sans précédent dans l’histoire de Schengen, qui illustre les défis auxquels l’Europe est confrontée pour concilier mobilité et sécurité dans un contexte de crises multiples.
Source : The New German