
Le personnel aux frontières françaises tire la sonnette d’alarme face au rythme d’implémentation du nouveau Système d’Entrée-Sortie (EES) de l’Union européenne. Depuis son lancement progressif en octobre 2025, seuls 35 % des voyageurs en provenance de pays tiers sont enregistrés, alors que l’obligation légale atteindra 100 % à partir du 10 avril. Aux aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle, Orly, Nice et Lyon, des pics d’attente de trois heures ont déjà été constatés lors des week-ends chargés, malgré la suspension temporaire du traitement complet de l’EES à plusieurs points de passage pour fluidifier les files.
Cette semaine, les gestionnaires d’aéroports, compagnies aériennes et associations de voyageurs ont alerté la Commission européenne: la combinaison d’un manque chronique de personnel et de la capture biométrique complète (quatre empreintes digitales et une image faciale en direct) pourrait engendrer des files d’attente de cinq heures pendant la période estivale de juillet-août. Aéroports de Paris (ADP) estime que l’enregistrement ajoute entre 45 et 60 secondes par passager — un délai gérable hors saison, mais problématique dans un hub pouvant traiter jusqu’à 225 000 passagers par jour.
En coulisses, la France milite auprès de Bruxelles pour obtenir une flexibilité comparable aux dérogations accordées lors des fermetures Schengen liées au Covid. Parmi les options envisagées: plafonner les objectifs quotidiens d’enregistrement, autoriser des contrôles manuels ponctuels au lieu de la capture biométrique complète, et permettre des suspensions temporaires lorsque les temps d’attente dépassent deux heures. Les syndicats de la police aux frontières soutiennent cette démarche, soulignant que le moral est déjà au plus bas après le pic de trafic lié aux Jeux Olympiques 2024.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, le conseil immédiat est d’allonger les temps de correspondance, d’informer les collaborateurs sur ce à quoi s’attendre lors de leur première entrée, et d’envisager des itinéraires via des hubs secondaires comme Toulouse ou Bordeaux, où le trafic est moins dense. Les entreprises utilisant des navettes pour leurs employés via le tunnel sous la Manche doivent également suivre les tests de préparation d’Eurotunnel; l’intégration logicielle avec les bases de données policières françaises accuse un retard de plusieurs semaines, selon des sources du secteur.
À moyen terme, une fois les voyageurs enregistrés, la réentrée sera plus rapide que le tampon manuel actuel, et la France prévoit de rouvrir ses portiques PARAFE aux titulaires de titres de séjour d’ici l’automne 2026. D’ici là, la planification de scénarios alternatifs reste indispensable.
Cette semaine, les gestionnaires d’aéroports, compagnies aériennes et associations de voyageurs ont alerté la Commission européenne: la combinaison d’un manque chronique de personnel et de la capture biométrique complète (quatre empreintes digitales et une image faciale en direct) pourrait engendrer des files d’attente de cinq heures pendant la période estivale de juillet-août. Aéroports de Paris (ADP) estime que l’enregistrement ajoute entre 45 et 60 secondes par passager — un délai gérable hors saison, mais problématique dans un hub pouvant traiter jusqu’à 225 000 passagers par jour.
En coulisses, la France milite auprès de Bruxelles pour obtenir une flexibilité comparable aux dérogations accordées lors des fermetures Schengen liées au Covid. Parmi les options envisagées: plafonner les objectifs quotidiens d’enregistrement, autoriser des contrôles manuels ponctuels au lieu de la capture biométrique complète, et permettre des suspensions temporaires lorsque les temps d’attente dépassent deux heures. Les syndicats de la police aux frontières soutiennent cette démarche, soulignant que le moral est déjà au plus bas après le pic de trafic lié aux Jeux Olympiques 2024.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, le conseil immédiat est d’allonger les temps de correspondance, d’informer les collaborateurs sur ce à quoi s’attendre lors de leur première entrée, et d’envisager des itinéraires via des hubs secondaires comme Toulouse ou Bordeaux, où le trafic est moins dense. Les entreprises utilisant des navettes pour leurs employés via le tunnel sous la Manche doivent également suivre les tests de préparation d’Eurotunnel; l’intégration logicielle avec les bases de données policières françaises accuse un retard de plusieurs semaines, selon des sources du secteur.
À moyen terme, une fois les voyageurs enregistrés, la réentrée sera plus rapide que le tampon manuel actuel, et la France prévoit de rouvrir ses portiques PARAFE aux titulaires de titres de séjour d’ici l’automne 2026. D’ici là, la planification de scénarios alternatifs reste indispensable.
Fonte: The Guardian
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