
L’Association internationale du transport aérien (IATA) et l’Association espagnole des compagnies aériennes (ALA) ont publié un communiqué commun le 18 février, appelant à une réduction annuelle de 4,9 % des redevances aéroportuaires réglementées dans les aéroports espagnols entre 2027 et 2031. Cette demande s’oppose directement à la proposition réglementaire provisoire DORA III de l’opérateur aéroportuaire Aena, qui prévoit une augmentation des tarifs de 3,8 % par an hors inflation.
IATA dénonce les prévisions systématiquement sous-estimées du trafic passagers par Aena, qui lui permettrait de réaliser des « excédents de revenus réglementés ». Entre 2017 et 2025, le trafic réel a dépassé les prévisions en moyenne de 15 %, générant un surplus estimé à 1,3 milliard d’euros. Rien qu’en 2024, IATA affirme que les compagnies aériennes et les passagers ont trop payé près de 400 millions d’euros. Le secteur soutient que, malgré une croissance annuelle prévue de 3,6 % du trafic, Aena pourrait financer son programme d’investissement de 10 milliards d’euros tout en réalisant un rendement de 6,35 % même en réduisant les redevances.
Pour les multinationales qui déplacent leurs talents via les 46 aéroports gérés par Aena en Espagne, ces redevances impactent directement le prix des billets. Une baisse de 4,9 % se traduirait par des budgets bilatéraux de billets plus légers et renforcerait les hubs de Madrid et Barcelone face à la concurrence des autres portes d’entrée européennes. En revanche, Aena met en garde contre le risque de sous-financement des extensions de terminaux, essentielles pour absorber la demande prévue liée aux nomades numériques, aux volumes de croisiéristes en escale et à la candidature espagnole pour la Coupe du Monde de la FIFA 2030.
Les régulateurs de la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) doivent désormais examiner les deux propositions. Les acheteurs de voyages d’affaires, déjà confrontés à des surtaxes liées à l’inflation, suivront de près si l’Espagne emboîte le pas à l’Italie et au Portugal en gelant ou en réduisant les tarifs aéroportuaires pour stimuler la connectivité. Une décision est attendue avant la fin de l’année afin que les compagnies puissent déposer leurs tarifs pour 2027.
Si IATA l’emporte, l’Espagne pourrait devenir l’un des marchés aériens les plus compétitifs d’Europe, renforçant son attractivité pour les missions internationales et les projets de relocalisation. En revanche, si Aena obtient sa hausse, les compagnies risquent de répercuter ces coûts via des « frais de récupération aéroportuaire » à la manière des surtaxes carburant, ce qui affaiblirait la stratégie espagnole pour attirer les voyages d’affaires à forte valeur ajoutée.
IATA dénonce les prévisions systématiquement sous-estimées du trafic passagers par Aena, qui lui permettrait de réaliser des « excédents de revenus réglementés ». Entre 2017 et 2025, le trafic réel a dépassé les prévisions en moyenne de 15 %, générant un surplus estimé à 1,3 milliard d’euros. Rien qu’en 2024, IATA affirme que les compagnies aériennes et les passagers ont trop payé près de 400 millions d’euros. Le secteur soutient que, malgré une croissance annuelle prévue de 3,6 % du trafic, Aena pourrait financer son programme d’investissement de 10 milliards d’euros tout en réalisant un rendement de 6,35 % même en réduisant les redevances.
Pour les multinationales qui déplacent leurs talents via les 46 aéroports gérés par Aena en Espagne, ces redevances impactent directement le prix des billets. Une baisse de 4,9 % se traduirait par des budgets bilatéraux de billets plus légers et renforcerait les hubs de Madrid et Barcelone face à la concurrence des autres portes d’entrée européennes. En revanche, Aena met en garde contre le risque de sous-financement des extensions de terminaux, essentielles pour absorber la demande prévue liée aux nomades numériques, aux volumes de croisiéristes en escale et à la candidature espagnole pour la Coupe du Monde de la FIFA 2030.
Les régulateurs de la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) doivent désormais examiner les deux propositions. Les acheteurs de voyages d’affaires, déjà confrontés à des surtaxes liées à l’inflation, suivront de près si l’Espagne emboîte le pas à l’Italie et au Portugal en gelant ou en réduisant les tarifs aéroportuaires pour stimuler la connectivité. Une décision est attendue avant la fin de l’année afin que les compagnies puissent déposer leurs tarifs pour 2027.
Si IATA l’emporte, l’Espagne pourrait devenir l’un des marchés aériens les plus compétitifs d’Europe, renforçant son attractivité pour les missions internationales et les projets de relocalisation. En revanche, si Aena obtient sa hausse, les compagnies risquent de répercuter ces coûts via des « frais de récupération aéroportuaire » à la manière des surtaxes carburant, ce qui affaiblirait la stratégie espagnole pour attirer les voyages d’affaires à forte valeur ajoutée.
Source : IATA Press Release
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