
Après onze semaines de contrôles renforcés aux frontières, l’Italie et l’Espagne ont conclu un accord politique pour mettre fin aux vérifications temporaires réintroduites lors de la crise migratoire de juillet à Ceuta. Dans des communiqués parallèles publiés le 22 octobre, le ministère italien de l’Intérieur et le Ministerio del Interior espagnol ont confirmé que la dernière prolongation espagnole prenait fin à minuit le 22 octobre, tandis que la notification italienne expirait le 23 octobre sans être renouvelée. Dès les premiers vols du samedi 24 octobre, les voyageurs entre ces deux partenaires méditerranéens retrouveront le régime normal de libre circulation Schengen, sans contrôle systématique des passeports.
Ces contrôles, instaurés le 1er août en Italie et le 9 août en Espagne, se limitaient à des inspections aléatoires dans les aéroports et aux terminaux ferry, mais ont provoqué d’importantes files d’attente dans des points d’entrée touristiques majeurs comme Rome-Fiumicino, Milan-Malpensa, Barcelone-El Prat et les ports des Baléares. Les compagnies aériennes ont dû renforcer leurs équipes et conseiller aux voyageurs d’affaires d’arriver au moins une heure plus tôt pour les vols intra-Schengen. Les transporteurs de fret ont signalé des correspondances manquées à Civitavecchia et Valence.
En coulisses, Rome et Madrid justifiaient ces contrôles par la nécessité de surveiller d’éventuels mouvements secondaires après l’arrivée d’environ 8 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta fin juillet. La législation européenne autorise les États membres de Schengen à rétablir temporairement des contrôles internes pour des périodes renouvelables de 30 jours en cas de menace pour la sécurité publique. La Commission européenne a confirmé jeudi avoir reçu les dernières notifications italiennes et espagnoles, sans émettre d’objections, ouvrant la voie à la levée coordonnée des contrôles.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, ce retour à la normale signifie que les règles habituelles de Schengen s’appliquent à nouveau: présentation d’une pièce d’identité, mais sans contrôle systématique. Les voyageurs doivent toutefois conserver passeport ou carte d’identité nationale, les transporteurs restant responsables du respect des documents. Les entreprises organisant des déplacements fréquents entre sites italiens et espagnols peuvent à nouveau planifier des trajets aller-retour dans la journée sans prévoir de marge supplémentaire aux frontières.
Cependant, les experts en sécurité soulignent que les deux gouvernements se réservent le droit de rétablir les contrôles si la situation régionale venait à se dégrader. À plus long terme, le communiqué conjoint promet un renforcement du partage d’informations en temps réel et des projets pilotes visant à connecter les bases de données des dossiers passagers (PNR) d’Italie et d’Espagne. Si ces outils basés sur les données s’avèrent efficaces, ils pourraient servir de modèle pour des alternatives proportionnées aux contrôles frontaliers généralisés dans l’ensemble de l’espace Schengen.
Ces contrôles, instaurés le 1er août en Italie et le 9 août en Espagne, se limitaient à des inspections aléatoires dans les aéroports et aux terminaux ferry, mais ont provoqué d’importantes files d’attente dans des points d’entrée touristiques majeurs comme Rome-Fiumicino, Milan-Malpensa, Barcelone-El Prat et les ports des Baléares. Les compagnies aériennes ont dû renforcer leurs équipes et conseiller aux voyageurs d’affaires d’arriver au moins une heure plus tôt pour les vols intra-Schengen. Les transporteurs de fret ont signalé des correspondances manquées à Civitavecchia et Valence.
En coulisses, Rome et Madrid justifiaient ces contrôles par la nécessité de surveiller d’éventuels mouvements secondaires après l’arrivée d’environ 8 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta fin juillet. La législation européenne autorise les États membres de Schengen à rétablir temporairement des contrôles internes pour des périodes renouvelables de 30 jours en cas de menace pour la sécurité publique. La Commission européenne a confirmé jeudi avoir reçu les dernières notifications italiennes et espagnoles, sans émettre d’objections, ouvrant la voie à la levée coordonnée des contrôles.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, ce retour à la normale signifie que les règles habituelles de Schengen s’appliquent à nouveau: présentation d’une pièce d’identité, mais sans contrôle systématique. Les voyageurs doivent toutefois conserver passeport ou carte d’identité nationale, les transporteurs restant responsables du respect des documents. Les entreprises organisant des déplacements fréquents entre sites italiens et espagnols peuvent à nouveau planifier des trajets aller-retour dans la journée sans prévoir de marge supplémentaire aux frontières.
Cependant, les experts en sécurité soulignent que les deux gouvernements se réservent le droit de rétablir les contrôles si la situation régionale venait à se dégrader. À plus long terme, le communiqué conjoint promet un renforcement du partage d’informations en temps réel et des projets pilotes visant à connecter les bases de données des dossiers passagers (PNR) d’Italie et d’Espagne. Si ces outils basés sur les données s’avèrent efficaces, ils pourraient servir de modèle pour des alternatives proportionnées aux contrôles frontaliers généralisés dans l’ensemble de l’espace Schengen.
Source : Cadena SER / ANSA / Eunews
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