
Le secteur du transport aérien en Espagne traverse toujours une période difficile marquée par plusieurs conflits sociaux, avec trois différends distincts qui se poursuivent au 16 octobre, selon les données en temps réel compilées par Strike Tracker. Le plus perturbateur est la grève illimitée du personnel au sol et des services passagers de Groundforce à l’aéroport de Barcelone-El Prat, débutée le 4 août et qui ne montre aucun signe d’apaisement après plus de 70 jours. Avec plus de 900 vols quotidiens, El Prat est le deuxième aéroport le plus fréquenté d’Espagne et un point de connexion crucial pour les multinationales implantées en Catalogne. Les compagnies aériennes ont dû réorganiser les créneaux horaires et affréter des bus supplémentaires pour transporter les équipages entre les terminaux, en raison du manque de personnel sur les tapis à bagages.
Deux autres mouvements, plus modestes mais tout aussi impactants, aggravent la situation: un travail à la règle des techniciens de maintenance du système automatisé de gestion des bagages (SATE) à Madrid-Barajas, cinq jours par semaine, et une grève illimitée des contrôleurs aériens employés par le prestataire privé Saerco dans des aéroports régionaux tels que La Corogne et Jerez de la Frontera. Bien que des décrets de service minimum émis par le ministère espagnol des Transports garantissent le maintien des fonctions essentielles de sécurité, les compagnies signalent des retards sporadiques pouvant atteindre 45 minutes aux heures de pointe, provoquant des correspondances européennes manquées pour les voyageurs d’affaires.
Ce qui préoccupe particulièrement les responsables de la mobilité internationale, c’est l’effet cumulé: les équipes RH doivent continuer à intégrer des marges supplémentaires dans les plannings des missions entrantes, tandis que les sociétés de relocation conseillent à leurs clients d’éviter les correspondances serrées en train ou ferry le jour même. Les organisateurs d’événements envisagent de recourir à des aéroports secondaires comme Valence ou Saragosse pour les réunions commerciales régionales, en attendant que l’Aena publie des prévisions plus claires. Par ailleurs, la compagnie low-cost Vueling a anticipé la situation en réduisant de 3 % son programme hivernal à Barcelone afin de préserver ses taux de ponctualité dans ses alliances long-courriers.
Les experts en relations sociales soulignent un dénominateur commun à ces conflits: une inflation salariale qui ne suit pas le coût de la vie dans les zones touristiques. Le syndicat CGT de Groundforce réclame une augmentation de 6 % pour rattraper le retard, ainsi que des garanties de renforts pour la période de Noël; les techniciens du système de bagages à Madrid demandent la parité avec les employés directs d’Aena; et les contrôleurs de Saerco exigent que leur grille salariale reste indexée sur les accords nationaux du contrôle aérien. Les négociations médiées au Servicio Interconfederal de Mediación y Arbitraje (SIMA) reprendront le 20 octobre, mais les syndicats ont laissé entendre qu’ils pourraient coordonner une grève de 24 heures sur les trois fronts si peu de progrès sont réalisés, faisant craindre un blocage total des aéroports espagnols à l’approche de novembre.
Deux autres mouvements, plus modestes mais tout aussi impactants, aggravent la situation: un travail à la règle des techniciens de maintenance du système automatisé de gestion des bagages (SATE) à Madrid-Barajas, cinq jours par semaine, et une grève illimitée des contrôleurs aériens employés par le prestataire privé Saerco dans des aéroports régionaux tels que La Corogne et Jerez de la Frontera. Bien que des décrets de service minimum émis par le ministère espagnol des Transports garantissent le maintien des fonctions essentielles de sécurité, les compagnies signalent des retards sporadiques pouvant atteindre 45 minutes aux heures de pointe, provoquant des correspondances européennes manquées pour les voyageurs d’affaires.
Ce qui préoccupe particulièrement les responsables de la mobilité internationale, c’est l’effet cumulé: les équipes RH doivent continuer à intégrer des marges supplémentaires dans les plannings des missions entrantes, tandis que les sociétés de relocation conseillent à leurs clients d’éviter les correspondances serrées en train ou ferry le jour même. Les organisateurs d’événements envisagent de recourir à des aéroports secondaires comme Valence ou Saragosse pour les réunions commerciales régionales, en attendant que l’Aena publie des prévisions plus claires. Par ailleurs, la compagnie low-cost Vueling a anticipé la situation en réduisant de 3 % son programme hivernal à Barcelone afin de préserver ses taux de ponctualité dans ses alliances long-courriers.
Les experts en relations sociales soulignent un dénominateur commun à ces conflits: une inflation salariale qui ne suit pas le coût de la vie dans les zones touristiques. Le syndicat CGT de Groundforce réclame une augmentation de 6 % pour rattraper le retard, ainsi que des garanties de renforts pour la période de Noël; les techniciens du système de bagages à Madrid demandent la parité avec les employés directs d’Aena; et les contrôleurs de Saerco exigent que leur grille salariale reste indexée sur les accords nationaux du contrôle aérien. Les négociations médiées au Servicio Interconfederal de Mediación y Arbitraje (SIMA) reprendront le 20 octobre, mais les syndicats ont laissé entendre qu’ils pourraient coordonner une grève de 24 heures sur les trois fronts si peu de progrès sont réalisés, faisant craindre un blocage total des aéroports espagnols à l’approche de novembre.
Source : Strike Tracker
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