
Lors du dévoilement du premier Plan quinquennal de Hong Kong le 16 septembre, le chef de l’exécutif John Lee a présenté un ambitieux programme aérien: étendre le réseau de l’aéroport international de Hong Kong (HKIA) de 220 destinations aujourd’hui à 240 d’ici la fin de la décennie. Au cœur de cette stratégie figure la négociation d’au moins dix nouveaux accords bilatéraux de services aériens chaque année entre 2026 et 2030, dont 40 % avec des économies liées à l’initiative « Ceinture et Route ». Des discussions sont déjà en cours pour lancer des vols directs vers l’Ouzbékistan, une première pour l’Asie centrale. Ce plan intervient alors que le HKIA a enregistré une hausse de 10 % du nombre de passagers sur les huit premiers mois de 2026, atteignant 3,6 millions de mouvements rien qu’en août (y compris sa filiale low-cost HK Express). En revanche, le fret a reculé pour le deuxième mois consécutif, soulignant la nécessité de diversifier les liaisons et de conquérir de nouveaux marchés porteurs. Pour les entreprises, davantage de liaisons entre villes facilitent la mobilité des équipes et offrent de nouvelles options pour le transport de fret en soute. John Lee a annoncé des incitations pour les compagnies aériennes ouvrant des routes vers l’Amérique du Sud, l’Afrique et le Moyen-Orient, des régions où les entreprises hongkongaises développent des projets de construction et d’énergie verte liés à la Ceinture et Route. L’Autorité aéroportuaire accélérera l’attribution des créneaux horaires aux transporteurs s’engageant à déployer des avions gros-porteurs et à partager des codes avec des partenaires de la Grande Baie. Ce plan s’inscrit dans le cadre du système à trois pistes de l’aéroport, dont la mise en service complète est prévue d’ici fin 2027. Selon les analystes du CAPA Centre for Aviation, atteindre 240 destinations permettrait à Hong Kong de retrouver sa place parmi les cinq hubs les plus connectés au monde avant la pandémie, renforçant ainsi l’attractivité de la ville pour les sièges régionaux. Les responsables des programmes de voyage doivent suivre de près les négociations sur les services aériens, car de nouvelles liaisons directes peuvent réduire considérablement les temps de trajet porte-à-porte et diminuer l’empreinte carbone par rapport aux itinéraires en étoile via la Chine continentale ou le Golfe.
Source : South China Morning Post