
Un panel de trois juges de la Cour d'appel des États-Unis pour le premier circuit à Boston a annulé, le 19 septembre, un pilier majeur de la politique d'application de l'administration Trump qui permettait l'expulsion de migrants vers des pays avec lesquels ils n'ont aucun lien légal, culturel ou familial. Le panel a jugé que le Département de la Sécurité intérieure (DHS) avait violé à la fois la loi sur l'immigration et la nationalité ainsi que les garanties constitutionnelles de procédure régulière en ne donnant aux non-citoyens qu’un simple avis sommaire et aucune chance réelle de présenter des demandes fondées sur la peur avant d’être placés sur des vols vers des destinations inconnues.
Cette décision, rendue vendredi, fait suite à un recours collectif déposé en 2025 par des demandeurs d’asile menacés ou effectivement envoyés dans jusqu’à 29 pays sous des accords bilatéraux secrets dits « d’assurance ». Parmi les plaignants figuraient des ressortissants cubains, birmans et vietnamiens expulsés vers le Soudan du Sud, pays où le Département d’État américain lui-même met en garde contre les risques de conflits armés et d’enlèvements. Dans son jugement, le juge Seth Aframe a souligné que le DHS doit au minimum offrir à chaque migrant « une véritable opportunité d’exposer ses préoccupations en matière de sécurité » avant toute expulsion.
Cette décision suspend immédiatement les vols d’expulsion vers des pays tiers et rétablit le principe de longue date selon lequel les États-Unis ne peuvent expulser des migrants que vers des pays où ils ne risquent pas la persécution ou la torture. Les avocats spécialisés en immigration ont salué ce verdict comme une victoire systémique rare, notant que les recours fondés sur la procédure régulière réussissent généralement au cas par cas.
Le gouvernement dispose de 90 jours pour saisir la Cour suprême; le ministère de la Justice a indiqué qu’il « étudiait les options ». Pour les responsables de la mobilité internationale, cette décision réduit le risque à court terme que des employés ou membres de leur famille en attente d’audiences d’immigration soient brusquement transférés vers un pays tiers. Les entreprises employant un grand nombre de travailleurs étrangers en première ligne ou saisonniers — notamment celles dont le personnel voyage fréquemment entre les États-Unis, le Mexique ou l’Amérique centrale — devraient revoir leurs plans de contingence et leurs budgets d’assistance juridique.
Si la Cour suprême confirme finalement cette décision, le DHS pourrait être contraint de réorienter ses ressources vers les voies traditionnelles d’expulsion, allongeant les délais de traitement mais offrant une plus grande sécurité juridique aux employeurs.
Cette décision, rendue vendredi, fait suite à un recours collectif déposé en 2025 par des demandeurs d’asile menacés ou effectivement envoyés dans jusqu’à 29 pays sous des accords bilatéraux secrets dits « d’assurance ». Parmi les plaignants figuraient des ressortissants cubains, birmans et vietnamiens expulsés vers le Soudan du Sud, pays où le Département d’État américain lui-même met en garde contre les risques de conflits armés et d’enlèvements. Dans son jugement, le juge Seth Aframe a souligné que le DHS doit au minimum offrir à chaque migrant « une véritable opportunité d’exposer ses préoccupations en matière de sécurité » avant toute expulsion.
Cette décision suspend immédiatement les vols d’expulsion vers des pays tiers et rétablit le principe de longue date selon lequel les États-Unis ne peuvent expulser des migrants que vers des pays où ils ne risquent pas la persécution ou la torture. Les avocats spécialisés en immigration ont salué ce verdict comme une victoire systémique rare, notant que les recours fondés sur la procédure régulière réussissent généralement au cas par cas.
Le gouvernement dispose de 90 jours pour saisir la Cour suprême; le ministère de la Justice a indiqué qu’il « étudiait les options ». Pour les responsables de la mobilité internationale, cette décision réduit le risque à court terme que des employés ou membres de leur famille en attente d’audiences d’immigration soient brusquement transférés vers un pays tiers. Les entreprises employant un grand nombre de travailleurs étrangers en première ligne ou saisonniers — notamment celles dont le personnel voyage fréquemment entre les États-Unis, le Mexique ou l’Amérique centrale — devraient revoir leurs plans de contingence et leurs budgets d’assistance juridique.
Si la Cour suprême confirme finalement cette décision, le DHS pourrait être contraint de réorienter ses ressources vers les voies traditionnelles d’expulsion, allongeant les délais de traitement mais offrant une plus grande sécurité juridique aux employeurs.
Source : Al Jazeera
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