
Les employeurs canadiens ont longtemps compté sur un flux constant de talents étrangers pour combler les lacunes en compétences, mais de nouvelles données du géant de la recherche d’emploi Indeed suggèrent que cette réserve s’amenuise rapidement. Dans un rapport publié le 20 octobre, l’entreprise révèle que seulement 3 % des clics sur les offres d’emploi canadiennes en septembre provenaient de chercheurs d’emploi hors du pays, contre près de 8 % au pic post-pandémique à la mi-2023. Cette chute reflète étroitement la volonté du gouvernement fédéral de ralentir la croissance de la population temporaire au Canada en limitant la délivrance des permis d’études, en réduisant le nombre de permis de travail et en relevant les seuils financiers pour les nouveaux arrivants.
Le recul est particulièrement marqué dans les secteurs qui attirent traditionnellement un grand nombre de travailleurs étrangers temporaires et de diplômés récents, comme l’hébergement, le commerce de détail et l’agroalimentaire. Moins de clics étrangers aujourd’hui présagent presque certainement moins d’arrivées effectives demain, ce qui pourrait bientôt resserrer le marché de l’emploi domestique dans les secteurs à forte rotation du personnel. Parallèlement, le rapport souligne que la baisse du nombre de résidents non permanents pourrait alléger la pression sur le logement et les services publics, des objectifs mis en avant par le gouvernement fédéral depuis l’instauration des plafonds en 2024.
Pour les multinationales opérant au Canada, ces résultats renforcent l’urgence des discussions sur la planification des effectifs. Les entreprises qui dépendaient de la Stratégie des compétences mondiales ou du Programme de mobilité internationale pour recruter des compétences spécialisées pourraient devoir accélérer les parrainages pour la résidence permanente, augmenter les budgets de formation interne ou intensifier les transferts intra-entreprise. Les petites entreprises en quête de talents débutants doivent se préparer à une pression salariale accrue face à la contraction du vivier de main-d’œuvre.
Les analystes politiques soulignent que la baisse d’intérêt n’est pas uniforme selon les régions. Par exemple, l’intérêt des chercheurs d’emploi américains est passé de 28 % des clics étrangers fin 2024 à 21 %, en lien avec les tensions commerciales renouvelées entre Washington et Ottawa. Ce changement pourrait compliquer davantage les plans de recrutement transfrontalier sous la catégorie de visa TN de l’ALÉNA.
À plus long terme, les observateurs avertissent que la réputation du Canada comme destination ouverte et riche en opportunités pourrait pâtir si les voies d’accès pour les résidents temporaires restent limitées, alors que des économies comparables — notamment l’Australie et le Royaume-Uni — recommencent à attirer plus agressivement les migrants qualifiés. Trouver un équilibre entre les besoins du marché du travail et les contraintes en matière de logement et d’infrastructures restera donc un exercice délicat pour les décideurs à l’approche du Plan des niveaux d’immigration 2027.
Le recul est particulièrement marqué dans les secteurs qui attirent traditionnellement un grand nombre de travailleurs étrangers temporaires et de diplômés récents, comme l’hébergement, le commerce de détail et l’agroalimentaire. Moins de clics étrangers aujourd’hui présagent presque certainement moins d’arrivées effectives demain, ce qui pourrait bientôt resserrer le marché de l’emploi domestique dans les secteurs à forte rotation du personnel. Parallèlement, le rapport souligne que la baisse du nombre de résidents non permanents pourrait alléger la pression sur le logement et les services publics, des objectifs mis en avant par le gouvernement fédéral depuis l’instauration des plafonds en 2024.
Pour les multinationales opérant au Canada, ces résultats renforcent l’urgence des discussions sur la planification des effectifs. Les entreprises qui dépendaient de la Stratégie des compétences mondiales ou du Programme de mobilité internationale pour recruter des compétences spécialisées pourraient devoir accélérer les parrainages pour la résidence permanente, augmenter les budgets de formation interne ou intensifier les transferts intra-entreprise. Les petites entreprises en quête de talents débutants doivent se préparer à une pression salariale accrue face à la contraction du vivier de main-d’œuvre.
Les analystes politiques soulignent que la baisse d’intérêt n’est pas uniforme selon les régions. Par exemple, l’intérêt des chercheurs d’emploi américains est passé de 28 % des clics étrangers fin 2024 à 21 %, en lien avec les tensions commerciales renouvelées entre Washington et Ottawa. Ce changement pourrait compliquer davantage les plans de recrutement transfrontalier sous la catégorie de visa TN de l’ALÉNA.
À plus long terme, les observateurs avertissent que la réputation du Canada comme destination ouverte et riche en opportunités pourrait pâtir si les voies d’accès pour les résidents temporaires restent limitées, alors que des économies comparables — notamment l’Australie et le Royaume-Uni — recommencent à attirer plus agressivement les migrants qualifiés. Trouver un équilibre entre les besoins du marché du travail et les contraintes en matière de logement et d’infrastructures restera donc un exercice délicat pour les décideurs à l’approche du Plan des niveaux d’immigration 2027.
Source : Yahoo Finance Canada
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