
Les voyageurs d’affaires et de loisirs ont de nouveau été confrontés à des perturbations vendredi, après que les contrôleurs aériens de skeyes, le prestataire belge de services de navigation aérienne, ont entamé une deuxième nuit consécutive de grève à l’aéroport de Bruxelles-Sud Charleroi (CRL). Ce mouvement social, qui se déroule chaque nuit de 22h00 à 8h00 du 16 septembre au 10 octobre, a conduit l’aéroport à annuler 46 vols le 18 septembre et à prévenir d’une « perturbation similaire voire pire » durant le week-end.
Les compagnies aériennes telles que Ryanair, Wizz Air et TUI fly Belgium — qui représentent ensemble plus de 90 % des mouvements à Charleroi — ont dû soit repositionner leurs avions avant la période de grève, soit annuler complètement certaines rotations, laissant équipages et passagers bloqués.
Au cœur du conflit se trouve la question des primes de nuit. Les syndicats estiment que les contrôleurs de CRL — le deuxième aéroport passagers de Belgique et une base majeure pour les compagnies low-cost — perçoivent une rémunération inférieure pour les horaires décalés par rapport à leurs collègues de Bruxelles-Zaventem. Les négociations entamées plus tôt ce mois-ci n’ont pas abouti, ce qui a conduit à l’annonce de cette grève de 24 nuits. La direction affirme qu’aligner ces primes coûterait « plusieurs millions d’euros » et doit être discuté dans le cadre d’un accord plus large sur la productivité.
Pour les employés mobiles à l’international et les entreprises faisant transiter leurs voyageurs par la Belgique, le timing est particulièrement mauvais. L’automne est la saison haute des salons professionnels et des réunions des institutions européennes à Bruxelles, tandis que Charleroi gère une part croissante du trafic point à point en provenance de villes européennes secondaires. Les agences de gestion de voyages recommandent à leurs clients de réserver des billets flexibles vers Bruxelles-Zaventem (BRU) ou même vers les aéroports régionaux de Lille et Eindhoven, bien que la capacité hôtelière et les transports terrestres autour de ces hubs soient déjà sous pression.
Le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth ainsi que le département irlandais des Affaires étrangères ont mis à jour leurs conseils aux voyageurs les 17 et 18 septembre, mentionnant la grève et incitant les passagers à reconfirmer leurs itinéraires. Les voyageurs dont les vols sont annulés ont droit à un réacheminement ou à un remboursement selon le règlement européen EU261, mais les compensations pour les coûts indirects, comme les réunions manquées, dépendent des contrats.
Les employeurs ayant des travailleurs détachés en Belgique doivent rappeler à leur personnel de conserver tous les justificatifs et de surveiller les modifications des horaires nocturnes, car les vols retour sont souvent annulés lorsque les avions entrants ne peuvent pas repartir avant 22h00.
Cet épisode met en lumière la vulnérabilité de la Belgique face aux conflits sociaux dans des infrastructures de mobilité essentielles. En 18 mois, les relations sociales chez skeyes ont déjà provoqué trois arrêts nationaux du contrôle aérien et plusieurs grèves ciblées, poussant la fédération flamande des employeurs VOKA à réclamer une législation sur le service minimum. Une telle loi n’existe pas encore, ce qui signifie que les voyageurs pourraient subir des perturbations répétées jusqu’à la conclusion d’un accord ou jusqu’à l’expiration de l’avis de grève le 10 octobre.
Les compagnies aériennes telles que Ryanair, Wizz Air et TUI fly Belgium — qui représentent ensemble plus de 90 % des mouvements à Charleroi — ont dû soit repositionner leurs avions avant la période de grève, soit annuler complètement certaines rotations, laissant équipages et passagers bloqués.
Au cœur du conflit se trouve la question des primes de nuit. Les syndicats estiment que les contrôleurs de CRL — le deuxième aéroport passagers de Belgique et une base majeure pour les compagnies low-cost — perçoivent une rémunération inférieure pour les horaires décalés par rapport à leurs collègues de Bruxelles-Zaventem. Les négociations entamées plus tôt ce mois-ci n’ont pas abouti, ce qui a conduit à l’annonce de cette grève de 24 nuits. La direction affirme qu’aligner ces primes coûterait « plusieurs millions d’euros » et doit être discuté dans le cadre d’un accord plus large sur la productivité.
Pour les employés mobiles à l’international et les entreprises faisant transiter leurs voyageurs par la Belgique, le timing est particulièrement mauvais. L’automne est la saison haute des salons professionnels et des réunions des institutions européennes à Bruxelles, tandis que Charleroi gère une part croissante du trafic point à point en provenance de villes européennes secondaires. Les agences de gestion de voyages recommandent à leurs clients de réserver des billets flexibles vers Bruxelles-Zaventem (BRU) ou même vers les aéroports régionaux de Lille et Eindhoven, bien que la capacité hôtelière et les transports terrestres autour de ces hubs soient déjà sous pression.
Le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth ainsi que le département irlandais des Affaires étrangères ont mis à jour leurs conseils aux voyageurs les 17 et 18 septembre, mentionnant la grève et incitant les passagers à reconfirmer leurs itinéraires. Les voyageurs dont les vols sont annulés ont droit à un réacheminement ou à un remboursement selon le règlement européen EU261, mais les compensations pour les coûts indirects, comme les réunions manquées, dépendent des contrats.
Les employeurs ayant des travailleurs détachés en Belgique doivent rappeler à leur personnel de conserver tous les justificatifs et de surveiller les modifications des horaires nocturnes, car les vols retour sont souvent annulés lorsque les avions entrants ne peuvent pas repartir avant 22h00.
Cet épisode met en lumière la vulnérabilité de la Belgique face aux conflits sociaux dans des infrastructures de mobilité essentielles. En 18 mois, les relations sociales chez skeyes ont déjà provoqué trois arrêts nationaux du contrôle aérien et plusieurs grèves ciblées, poussant la fédération flamande des employeurs VOKA à réclamer une législation sur le service minimum. Une telle loi n’existe pas encore, ce qui signifie que les voyageurs pourraient subir des perturbations répétées jusqu’à la conclusion d’un accord ou jusqu’à l’expiration de l’avis de grève le 10 octobre.
Source : Anadolu Agency
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