
La Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) trace une ligne rouge claire concernant l’utilisation des outils basés sur les grands modèles de langage dans les procédures quasi-judiciaires. Un avis de pratique publié le 7 septembre et officiellement diffusé le 9 octobre interdit aux demandeurs, avocats et témoins de soumettre toute preuve personnelle — récits des motifs de la demande, affidavits, photos, vidéos ou captures d’écran — si elle a été rédigée ou modifiée de manière significative par un logiciel d’intelligence artificielle. Les outils classiques de correction orthographique et de mise en forme restent acceptables, mais toute création ou réécriture substantielle de contenu est proscrite.
La Commission justifie cette mesure non par technophobie, mais par la nécessité d’authenticité. Les systèmes d’IA peuvent inventer des faits, falsifier des documents et altérer subtilement des images; or, la crédibilité est au cœur de la protection des réfugiés et de la plupart des appels en immigration. La CISR doit donc pouvoir s’assurer que le récit présenté provient bien d’un être humain ayant une connaissance directe des faits. Dès lors que l’IA intervient dans un dossier — pour la transcription, la traduction ou une reformulation mineure —, la partie concernée doit déposer une déclaration écrite précisant l’identité de la personne ayant vérifié le contenu et confirmant que toutes les références juridiques ont été contrôlées auprès de sources fiables.
Le respect de ces règles est impératif. La CISR se réserve le droit de rejeter un document, de ne lui accorder aucun poids, de tirer des conclusions défavorables sur la crédibilité, de signaler un avocat à son ordre professionnel, voire d’interdire à un récidiviste de comparaître. Ces nouvelles règles s’appliquent à l’ensemble des quatre divisions — Immigration, Appels en immigration, Protection des réfugiés et Appels en matière de réfugiés — couvrant ainsi tout, des révisions de détention aux appels relatifs à l’évaluation des risques avant renvoi.
Pour les programmes de mobilité d’entreprise, cette décision a deux conséquences majeures. D’une part, les employés susceptibles de déposer des demandes d’asile ou d’aide humanitaire doivent désormais s’appuyer sur des preuves rédigées par des humains, ce qui allonge les délais de préparation et augmente les coûts juridiques. D’autre part, les juristes internes qui préparent des affidavits ou des déclarations sous serment dans le cadre de litiges liés aux permis de travail doivent s’assurer qu’aucun assistant de rédaction IA n’a été utilisé. Un manquement à cette obligation de divulgation pourrait entraîner le rejet des preuves et retarder le statut du salarié transféré.
Concrètement, les employeurs doivent mettre à jour leurs modèles internes, rappeler à leurs avocats externes l’interdiction en vigueur et documenter toute assistance IA permise — comme la transcription automatisée — avant que la CISR ne le demande. Au vu de l’avertissement explicite de la Commission sur les risques de confidentialité liés aux outils d’IA grand public, cette conformité constitue également une bonne pratique en matière de sécurité des données.
La Commission justifie cette mesure non par technophobie, mais par la nécessité d’authenticité. Les systèmes d’IA peuvent inventer des faits, falsifier des documents et altérer subtilement des images; or, la crédibilité est au cœur de la protection des réfugiés et de la plupart des appels en immigration. La CISR doit donc pouvoir s’assurer que le récit présenté provient bien d’un être humain ayant une connaissance directe des faits. Dès lors que l’IA intervient dans un dossier — pour la transcription, la traduction ou une reformulation mineure —, la partie concernée doit déposer une déclaration écrite précisant l’identité de la personne ayant vérifié le contenu et confirmant que toutes les références juridiques ont été contrôlées auprès de sources fiables.
Le respect de ces règles est impératif. La CISR se réserve le droit de rejeter un document, de ne lui accorder aucun poids, de tirer des conclusions défavorables sur la crédibilité, de signaler un avocat à son ordre professionnel, voire d’interdire à un récidiviste de comparaître. Ces nouvelles règles s’appliquent à l’ensemble des quatre divisions — Immigration, Appels en immigration, Protection des réfugiés et Appels en matière de réfugiés — couvrant ainsi tout, des révisions de détention aux appels relatifs à l’évaluation des risques avant renvoi.
Pour les programmes de mobilité d’entreprise, cette décision a deux conséquences majeures. D’une part, les employés susceptibles de déposer des demandes d’asile ou d’aide humanitaire doivent désormais s’appuyer sur des preuves rédigées par des humains, ce qui allonge les délais de préparation et augmente les coûts juridiques. D’autre part, les juristes internes qui préparent des affidavits ou des déclarations sous serment dans le cadre de litiges liés aux permis de travail doivent s’assurer qu’aucun assistant de rédaction IA n’a été utilisé. Un manquement à cette obligation de divulgation pourrait entraîner le rejet des preuves et retarder le statut du salarié transféré.
Concrètement, les employeurs doivent mettre à jour leurs modèles internes, rappeler à leurs avocats externes l’interdiction en vigueur et documenter toute assistance IA permise — comme la transcription automatisée — avant que la CISR ne le demande. Au vu de l’avertissement explicite de la Commission sur les risques de confidentialité liés aux outils d’IA grand public, cette conformité constitue également une bonne pratique en matière de sécurité des données.
Source : IRCC.com
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