
Alors que le Parlement reprend ses travaux, le gouvernement libéral prépare une législation visant à réécrire l’article 107 du Code canadien du travail – la disposition qui permet au cabinet d’ordonner un arbitrage obligatoire pour mettre fin aux grèves jugées économiquement préjudiciables. Le leader du gouvernement à la Chambre, Steven MacKinnon, explique que l’objectif est de « réduire les crises de dernière minute » dans les secteurs fédéraux comme le transport aérien, les ports, le chemin de fer et les services frontaliers.
L’article 107 est devenu célèbre depuis que la ministre de l’Emploi, Patty Hajdu, l’a invoqué lors de la grève des agents de bord d’Air Canada l’été dernier. Les travailleurs ont ignoré l’ordre et sont restés en grève pendant trois jours, paralysant des centaines de vols et laissant des milliers de voyageurs bloqués. Des coalitions d’entreprises réclament des critères plus clairs permettant à Ottawa d’intervenir avant que les arrêts de travail ne surviennent; les syndicats dénoncent une attaque frontale contre le droit de grève.
Selon le projet d’amendement, un médiateur spécial neutre serait automatiquement nommé dès que les négociations dans les secteurs fédéraux atteindraient une impasse. Si ce médiateur certifie qu’un arrêt de travail mettrait en péril une « infrastructure nationale critique » – terme censé inclure les aéroports, les frontières terrestres, les ports et les principaux réseaux de télécommunications – le conflit pourrait être soumis à un arbitrage obligatoire avant l’instauration des piquets de grève.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, ce changement pourrait être majeur. Rien qu’en 2025, les grèves du personnel de sécurité aéroportuaire, des ingénieurs ferroviaires et des agents de l’ASFC ont contraint des multinationales à annuler des réunions de direction et à rediriger des expatriés, occasionnant un coût estimé à 240 millions de dollars canadiens, selon le Canadian Travel & Tourism Roundtable. Un mécanisme plus rapide pour éviter les grèves permettrait de réduire les budgets de contingence et de garantir des calendriers de projets plus prévisibles.
Les syndicats promettent de s’opposer au projet de loi, avertissant qu’il pourrait freiner la progression des salaires dans des secteurs déjà confrontés à des pénuries de personnel. Le Congrès du travail du Canada soutient que l’accélération de l’intervention fédérale affaiblira le pouvoir de négociation et pourrait provoquer des grèves sauvages illégales. Les auditions devant le Comité permanent des ressources humaines de la Chambre sont prévues pour l’automne, le gouvernement visant à mettre en place ce nouveau régime avant la ronde de négociations collectives de 2027 dans les aéroports nationaux.
L’article 107 est devenu célèbre depuis que la ministre de l’Emploi, Patty Hajdu, l’a invoqué lors de la grève des agents de bord d’Air Canada l’été dernier. Les travailleurs ont ignoré l’ordre et sont restés en grève pendant trois jours, paralysant des centaines de vols et laissant des milliers de voyageurs bloqués. Des coalitions d’entreprises réclament des critères plus clairs permettant à Ottawa d’intervenir avant que les arrêts de travail ne surviennent; les syndicats dénoncent une attaque frontale contre le droit de grève.
Selon le projet d’amendement, un médiateur spécial neutre serait automatiquement nommé dès que les négociations dans les secteurs fédéraux atteindraient une impasse. Si ce médiateur certifie qu’un arrêt de travail mettrait en péril une « infrastructure nationale critique » – terme censé inclure les aéroports, les frontières terrestres, les ports et les principaux réseaux de télécommunications – le conflit pourrait être soumis à un arbitrage obligatoire avant l’instauration des piquets de grève.
Pour les responsables de la mobilité en entreprise, ce changement pourrait être majeur. Rien qu’en 2025, les grèves du personnel de sécurité aéroportuaire, des ingénieurs ferroviaires et des agents de l’ASFC ont contraint des multinationales à annuler des réunions de direction et à rediriger des expatriés, occasionnant un coût estimé à 240 millions de dollars canadiens, selon le Canadian Travel & Tourism Roundtable. Un mécanisme plus rapide pour éviter les grèves permettrait de réduire les budgets de contingence et de garantir des calendriers de projets plus prévisibles.
Les syndicats promettent de s’opposer au projet de loi, avertissant qu’il pourrait freiner la progression des salaires dans des secteurs déjà confrontés à des pénuries de personnel. Le Congrès du travail du Canada soutient que l’accélération de l’intervention fédérale affaiblira le pouvoir de négociation et pourrait provoquer des grèves sauvages illégales. Les auditions devant le Comité permanent des ressources humaines de la Chambre sont prévues pour l’automne, le gouvernement visant à mettre en place ce nouveau régime avant la ronde de négociations collectives de 2027 dans les aéroports nationaux.
Source : Global News
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