
Lors de la visite d’État du président Guy Parmelin à New Delhi le 5 octobre 2026, la Suisse et l’Inde ont conclu un partenariat de longue date sur la migration et la mobilité (PMM), ainsi qu’un accord distinct sur les échanges pour jeunes professionnels. Le PMM offrira des visas à entrées multiples valables jusqu’à cinq ans, permettant des séjours de six mois par visite pour les étudiants, chercheurs et professionnels d’affaires. Il établit également un cadre de coopération contre la migration irrégulière et la traite des êtres humains, tout en accélérant le retour des personnes en situation irrégulière. Le dispositif dédié aux jeunes professionnels autorisera initialement 300 diplômés par pays et par an à effectuer des stages rémunérés de 12 mois, avec une possibilité d’augmenter ce quota à 500 en cas de forte demande.
Ces deux accords s’inscrivent dans la continuité de l’Accord de partenariat commercial et économique (APCE) entre l’Inde et les États de l’AELE, entré en vigueur il y a un an. Les autorités suisses soulignent que ces nouvelles facilités légales renforceront l’objectif de l’APCE, qui vise à doubler les investissements bilatéraux et à créer plus d’un million d’emplois indiens sur 15 ans. De son côté, le Premier ministre indien Narendra Modi a insisté sur l’importance de l’expertise suisse en infrastructures et sciences de la vie pour les ambitions indiennes en matière de villes intelligentes et de production industrielle, tandis que la flexibilité accrue des visas devrait faciliter la mobilité rapide des équipes suisses sur le terrain.
Pour les multinationales suisses, ce pacte répond à un problème récurrent de mobilité des talents. Jusqu’à présent, les spécialistes envoyés depuis Zurich ou Bâle devaient composer avec la complexité du régime des visas de travail en Inde et ne pouvaient pas effectuer de missions courtes sous visa à entrées multiples. Une fois le PMM ratifié par les deux parlements, ce qui est attendu début 2027, les entreprises pourront faire tourner leurs experts beaucoup plus facilement et éviter les coûteux renouvellements de permis de travail. Les universités suisses anticipent également une augmentation du nombre de doctorants indiens attirés par une meilleure visibilité des possibilités de séjour post-études pour la recherche.
Les responsables de la conformité devront noter que l’accord introduit aussi des mécanismes conjoints de vérification. Les autorités suisses et indiennes échangeront en temps réel des données sur les dépassements de visa et les agences de recrutement agréées, une première pour la Suisse hors d’Europe. Les équipes RH devront veiller à déclarer précisément les détachements pour éviter d’être inscrites sur liste noire dans le cadre de ces échanges d’informations.
La ratification nécessitera encore une consultation cantonale en Suisse, mais le Département fédéral de justice et police a déjà exprimé son soutien politique. Face à la pénurie persistante de compétences en TIC et en ingénierie, les observateurs s’attendent à ce que les quotas pour jeunes professionnels soient rapidement atteints, notamment dans le secteur fintech de Zurich et les pôles de recherche de plus en plus axés sur l’IA autour de Lausanne et Genève.
Ces deux accords s’inscrivent dans la continuité de l’Accord de partenariat commercial et économique (APCE) entre l’Inde et les États de l’AELE, entré en vigueur il y a un an. Les autorités suisses soulignent que ces nouvelles facilités légales renforceront l’objectif de l’APCE, qui vise à doubler les investissements bilatéraux et à créer plus d’un million d’emplois indiens sur 15 ans. De son côté, le Premier ministre indien Narendra Modi a insisté sur l’importance de l’expertise suisse en infrastructures et sciences de la vie pour les ambitions indiennes en matière de villes intelligentes et de production industrielle, tandis que la flexibilité accrue des visas devrait faciliter la mobilité rapide des équipes suisses sur le terrain.
Pour les multinationales suisses, ce pacte répond à un problème récurrent de mobilité des talents. Jusqu’à présent, les spécialistes envoyés depuis Zurich ou Bâle devaient composer avec la complexité du régime des visas de travail en Inde et ne pouvaient pas effectuer de missions courtes sous visa à entrées multiples. Une fois le PMM ratifié par les deux parlements, ce qui est attendu début 2027, les entreprises pourront faire tourner leurs experts beaucoup plus facilement et éviter les coûteux renouvellements de permis de travail. Les universités suisses anticipent également une augmentation du nombre de doctorants indiens attirés par une meilleure visibilité des possibilités de séjour post-études pour la recherche.
Les responsables de la conformité devront noter que l’accord introduit aussi des mécanismes conjoints de vérification. Les autorités suisses et indiennes échangeront en temps réel des données sur les dépassements de visa et les agences de recrutement agréées, une première pour la Suisse hors d’Europe. Les équipes RH devront veiller à déclarer précisément les détachements pour éviter d’être inscrites sur liste noire dans le cadre de ces échanges d’informations.
La ratification nécessitera encore une consultation cantonale en Suisse, mais le Département fédéral de justice et police a déjà exprimé son soutien politique. Face à la pénurie persistante de compétences en TIC et en ingénierie, les observateurs s’attendent à ce que les quotas pour jeunes professionnels soient rapidement atteints, notamment dans le secteur fintech de Zurich et les pôles de recherche de plus en plus axés sur l’IA autour de Lausanne et Genève.
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